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Tome troisieme.
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D E L A N A T U R E. IOI

avoit de la fierté, refsuscitoit Jdans Patis- —

Pancienne Carthage, rappelloit le" siécle d’Au-kguste & remplaçoit Sully.

L’amour de foi conduit austi les âmesfoibles à envier dans les antres les biensqu’elles ne partagent pas ; quand l’envies’exerce fur les talents , elle entraîne avecelle son supplice : en effet, cette passion n’estalors qu’un aveu forcé du mérite qu’on n’apas ; l’envie est peut-être le plus grand fléaudu monde moral, car elle fait le malheurdes grands hommes & celui de leurs per-sécuteurs ; c’est le tigre qui déchire les cerfs& qui dévore fes petits.

L’homme de génie punit l’envie , en sou-riant dédaigneusement sur les efforts qu’ellefait pour distiller son poison ; mais le méprisfe pardonne bien moins que la haine ; Pradon ,humilié, soulevé contre la Phèdre de Racine,l’hôte de Rambouillet, & voilà la vengeance.

Un moderne a dit que le plaisir qu’on goûteà fe venger , étoit le quart d’heure d’un cri-minel qui fort de la question (a) : cette dtfi-

(«O

Pnncipes de Philosophie morale , page 250.

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