DE tA NATURE. ILZ _____
Les paillons ne cessent pas d’être douces, —;-
r r L’Homme
parce qu’on en abuse : on est forcé de ranger J£Uli
dans la même classe cette noble fierté, qui
fait entreprendre de grandes choses, & cette
vanité qui les dégrade quand elles font faites j
cet enthousiasme qui convient au génie »
Iorsqu’il célèbre un grand homme , & cette
basse adulation qui caractérise des esclaves aux
genoux d’autres esclaves.
En général, les passions les plus emportées,ont été modérées dans leur germe : l’ame neva pas plus par sauts que la nature. Un Italiena aimé paisiblement avant d’être jaloux , avantde s’emporter contre fa maîtresse , avant dela poignarder ; la haine d’Atrée pour Thyeste,commença par l’indifférence , & finit par uncrime plus grand que le parricide.
II y a des hommes dont l’ame , tranquilledans son élément , n’a jamais éprouvé leconflict des passions orageuses : ces êtresfaiblement organisés , éprouvent peu lesbiens & les maux attachés à l’existence ; ilsne voient jamais briller dans leur entende-ment la flamme du génie , & parvenus àune extrême vieillesse , ils meurent fans
avoir vécu.
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