de ia Nature. 117
ARTICLE IX.
De la Passion dominante.
cF’Ai dit que l’homme étoit pour le com-mun des observateurs , une énigme inexpli-cable : le philosophe ne trouve qu’un filpour le conduire dans cet obscur labyrinthe ;& le voici.
L’homme en recevant la vie , porte enlui-méme le germe d’une passion qui doit unjour dominer dans son ame , & entraînertoutes les autres dans la sphère de son acti-vité ; tout concourt à faire éclore ce germe ;l’habitude le nourrit , les talents le forti-fient , la raison même en accéléré le déve-loppement : quand la paíïìon est à son der-nier terme de maturité , elle force toutesles puissances de l’ame à se mouvoir suivantune direction régulière ; les contradictionsdisparaissent , & le cœur humain est reconnu.
La paillon dominante est incompatible avecl'artifice: c’est dans ce point seulement que
L’Hommes e;u l.