de ia Nature. 135
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LETTRE II.
Le Docteur YoUNG a FûNTENELLE.
De Londres , ce uz janvier 1741.
MA femme & mes enfants font fur le bordde la tombe , & mon ame affoiblie par lafièvre lente de la douleur, ne trouve plusque Tamifie qui puisse la consoler du vuidede la nature : oh qu’un cœur sensible est uncruel présent de la divinité !
Un cœur sensible.... mais non : je puissubir des revers & honorer l’amitié fans êtreblasphémateur : — ô Fontenelle , commentdites-vous que ^insensibilité conduit au bon-heur suprême ? votre cœur ne se révolte-t ilpas contre la froide philosophie qui voudroicanéantir vos sens ? non , j’en crois la natureplutôt que de vains sophisines. Mon ami 3 vousêtes sensible , car vous aimez la vertu.
Le sage de Zénon espere-t-il trouver lebonheur dans une parfaite indifférence? Quelsplaisirs lui restent-ils à goûter , quand fa raisoQ
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L’Homme
SEUL.