de ia Nature. 137
Delle , dont le génie a plané suc toute la__-
rature , qui avez éclairé les hommes pendantun demi siecle , & dont l’envie pour la pre-mière fois a respecté les travaux , vous desirezde mourir j & moi qui n’ai bu que des chagrinsdans la coupe empoisonnée de la vie , dontles ouvrages ont péri de mon vivant, & quine fuis connu de mes concitoyens que parmes malheurs & votre amitié , je désiréencore de vivre ; vous vous dérobez au bon-heur qui vous fuit, & je cherche à prolongerle sentiment pénible de mon existence.
Les pallions font l’ame du monde |moraI :il n’est pas plus possible à l’homme de lesanéantir , que de détruire ces Ioix éternellesdu mouvement qui font graviter les planètesles unes vers les autres , & empêchentl’univers de tomber dans l’empire muet &dàrt du néant.
Ne résistez pas, mon ami, à l’instinct dela nature ; n’autorisez pas de votre suffragerespectable les paradoxes de l’antiquité ; qu’a-vez-vous besoin de copier Zénon ? n’êtes-vouspas Fontenelle ?
Les passions m’ont presque toujours été