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Tome troisieme.
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DE LA N ATUREi I§Zbrase au moindre contact des objets , a reçudu ciel une raison assez vigoureuse pourrésister â l’incendie de ses sens ; celui qui nesent que foiblemertt ne combat auííì qu’avecfoiblesse ; ainsi séquilibre se conserve sanscêsse , & l’homme a droit à la vertu.

Si las philosophes pratiques font si rasesfur la terre , c’est que très-peu de personnesdans le premier choc des pallions ont fait assezde résistance ; bientôt l’habitude du crime seforme , & la voix de la raison s’affoiblit pardegrés, jusqu’à ce qu’elle paroisse s'éteindre ;mais dans le premier moment les puissancesétoient en équilibre , & la raison n’a perd u soapoids que parte que la liberté tenoit la balance*

La raison est donc toujours bonne par elle—même ; c’est un feu élémentaire qu’on réussitsans peine à captiver , mais qui reste à jamaisinaltérable.

Ces principes ne font pas ceux du vulgairedes moralistes ; ils font vrais , cependant jpour ne point déraisonner sur la raison , il nëfaut écouter ni les poètes , ni les prêtres, ilfaut rentrer dans son propre cœur , & con-sulter la nature qui ne ment jamais.

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