Band 
Tome troisieme.
Seite
168
JPEG-Download
 

i68 De la Philosophie

— Il n’y a pas beaucoup de différence entreH' les sons rauques & étouffés de l’Albinos , &les gloussements de l’homme marin ; qui saiemême , si la langue de l’Afriquain n’est pasun dialecte de celle du Triton ?

Pour Newton , il est probable qu’il avoitle don des langues ; ce philosophe a tropbien mérité de la nature , pour que lanature ne Pair pas distingué du commun deshommes.

Newton ne vouloir point qu’on servît sursa table la chair des animaux ; il croyois qu’unêtre qui sent, n’étoit pas fait pour être mangépar un être qui raisonne ; on a conservé soncaractère dans cet ouvrage.

Ce grand homme alla au Sénégal , pourexaminer fous la ligne le phénomène admi-rable des marées , & calculer s’il s’accordoitavec le grand principe de la gravitation ;c’est dans ce voyage , qu’il mit le derniersceau au grand système de la nature.

II faut en lisant ce drame , faire une grandeattention , à la signification des termes : la -langue des poissons est très-stérile , commeon Pimagine aisément ; ainsi quand un animal