he la Nature. 243Ne cirons point le Kamíchadale des glaces >
éternelles qu’il habite , & examinons la géné- L'Hohmeration des modes de l’esprit humain dans un s E v L ‘autre sauvage extérieurement ausïi stupide ,mais né fous un ciel plus heureux , & parconséquent plus favorable au développementdes fibres intellectuelles ; choisissons , parexemple , ce Huron dont le plus grandhomme de ce siécle a peint avec tant d’intérétles facultés naturelles , la sensibilité , la fran-chise & les malheurs , & voyons s’il estpossible de lui faire part de nos connoissances ,
& de l’amener par degrés jufqu’au point oùl’efprit semble se confondre avec le génie.
Je suppose seulement que notre sauvagea appris notre langue au Canada & qu’il faitlire & écrire ; cette hypothèse suffira pourle faire marcher à pas de géant vers la célé-brité , & pour le rendre respectable aux plusgrands hommes , si même il ne les égale pas.
Toute la théorie de cet article est fondéefur deux principes ; c’est que l’esprit ne con-siste que dans la liaison des idées , & qu’iln’acquiert de l’étendue qu’en saisislànt des
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