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Tome troisieme.
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BEIA NATURE. rjzclarté, mais encore le talent de rendre sesidées visibles au commun des hommes , jeconçois aisément qu’un sauvage qui* vit avecles ours & qui ne voit son égal que pourlui disputer sa proie ou sa maîtresse , ne peutêtre appellé un esprit de lumière.

L’écrivain qui porte dans les sciences l’es-prit lumineux qu’il a reçu de la nature , abeaucoup de titres à la reconnoistance deshommes ; il applanit les routes qui conduisentaux premiers principes ; il rapproche, l’inter-valle immense qui sépare le peuple du phi-losophe , & par cet artifice heureux , il rendla vérité respectable.

Un homme de génis, qui n’a de commercequ’avec la nature & avec son intelligence ,écrit rarement pour le peuple ; il faut quel’esprit lumineux devienne son interprète ;alors les symboles ,de la langue sacrée dif-paroissent , les grandes vérités deviennentfécondes, & tout le monde est philosophe.

Quand le Huron tranquille dans notre ca-pitale , après la mort de la belle Saint-Yves,voudra se consoler du vuide de son cœur,en étendant la sphère de son intelligence,