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Tome troisieme.
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268 De la Philosopiìiè

-d’une de ces belles décorations de Servan*

II

' doni, qui, du théâtre ne paroît qu’un mélangegrossier de couleurs , & dont Dilutionmagique se fait sentir au parterre (a).

(a) Je rendrai cette idée sensible, par un trait tiré dela troisième nuit du docteur Young, & qui a paru auxgens de lettres , un des morceaux les plus sublimes de cetouvrage.

“ A l’heure mémorable, dont une éternité prépara l’é-„ tonnante merveille, lorsque Dieu voulant produire, fë-„ couda le néant, conçut dans son sein la nature, enfanta„ l’univers ct sit couler une émanation de son être dans„ des milliers de mondes ; lorsqu’il entreprit l’horlógS,, merveilleuse des sphères, pour mesurer par leurs révo-„ lutions la durée des êtres ; alors le temps naquit. Lancé,, du sein de l’immobile éternité , dans l’efpace où se,, mouvoit l’univers, il commença de fuir pour ne plus„ S’arreter , entraînant avec lui les hommes ct les jours ,>, les années ct les siécles. Infatigable , il tend avec la vî-„ teffe de l’éclair vers l’éternité ; il court fans relâche pou»„ l’atteindre ; il ne doit arriver à ce terme de son repos„ qu’au moment, ou tous ces mondes ébranlés, renverses„ de leurs bases, à la voix du créateur, retomberont en-,, semble dans la nuit du cahos d’où cette voix les appelia.>, Julqu’a ce que cette heure fatale arrive, Dieu lui or-» donne de poursuivre toujours ion vol, ct de le hâter„ avec les tempêtes, les îlots ct les affres , fans jamais„ attendre l’homme. C’eft à l'homme de se hâter avec lui:„ veut-rl ralentir la course fougueuse du temps impitoyable„ qui l’entraîne à la mort! Veut-il jouir des heures quand.„ elles patient !.... Qu’it les consacre à la vertu ; leur luit»