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Tome troisieme.
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2 y 6 De la Philosophie

'J_■ On a établi comme une réglé invariable

Fartie II.que pour rendre le sentiment il faut être nésensible ; un homme qui n’a jamais aimé , n’estpoint fait pout peindre l’amour, & Boileauqui a si bien traduit l’Hymne de Sapho,ne l’auroit jamais composée.

On voit cependant dts gens obligés parétat à feindre le sentiment* attendrir unpublic choisi, comme s’ils éprouvoient eux-mèmes le délire des grandes passions ; il ya des comédiens , jugés insensibles par les. philosophes , qui lavent monter leur ameau ton du sentiment ; & l’illusion elì alorsaussi complette , que si la scène se passoitliors d u théâtre.

De-là on a conclu qu’il y avoit un sentimentd’habitude , distingué du sentiment raisonné ;& l’impossibilité d’expliquer un phénomènede la nature , a fait conclure, que le goûtétoit en même-temps le partage d’un Racine& l’appanage des singes.

Me seroit-il permis de réclamer contre ceprincipe ? Les philosophes out ils lit avecfoin dans le cœur d’un comédien , avant dele priver de la sensibilité ? est-il bien vrai que