8 De ia Philosophie
■ ■ " » à jamais i’inspiré qui, comme le vieil de laPartie III. montagne,ordonne de croire ce qu’il veut, &de frapper qui il lui plaît ; qu’on ne frémissepas autour des trônes de cette foule de régi-cides commis par les ministres des autels,depuis le pontife Joad , qui fait massacrerAthalie, jusqu’à Malagrida, qui charge, aunom du ciel, la carabine destinée h tuer le rotde Portugal.
Le pontife qui proscrit les têtes couron-nées , est d’autant plus redoutable , qu’il a lepouvoir de sanctifier la main des satellites deses vengeances. N’a-t-on pas répandu k Lis-bonne l’histoire des apparitions de la Viergek Malagrida > n’a-t-on pas invoqué à Rome,comme un saint, le moine Clément qui assas-sina le prédécesseur d’Henri IV ?
On voit quelquefois le despotisme politi-que & le despotisme religieux réunis fur lamême tète ; & alors la terre doit trembler.Je vais citer un trait de l’histoire africaine,pour n’offenser personne.
Un marbut, dans le siècle dernier , se pré-tendit inspiré de Dieu pour venger les