de la Nature.
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CHAPITRE IV.
Des Myjlères .
N donne ce nom, soit aux cérémonies ■_!. 'J.ásecrètes, soit aux dogmes cachés d’une reli-gion ; les mystères, dans le premier sens,étoient en usage dans la plus haute antiquité :
Osiris les établît en Egypte , Orphée enThrace , Zoroastre en Perse, Minos enCrète ,Cyniras en Chypre,& Erechtée dansAthènes ; de pareils mystères étoient instituéspour propager le théisme & donner une baseà la vertu : c*est une des idées les plus heu-reuses qu’ait produit l’imagination des an-ciens légistateurs : on ne pouvoit les révéleraux femmes ; & quand Alexandre obtint del’hiérophante égyptien la permiífion de man-der à fa mère le secret des initiés, il la con-jura en même tems de brûler fa lettre après1 avoir lue : c’est que la superstition fut entout tems l'apanage du sexe ; c’est que le