Partie III.
46 De la Philosophie
» nétre ; alors l’ouverture étant trop étroite ' t» les cornes ne purent passer , & le nouveau» satyre servit de risée à la populace : enfin ,7) las de se nuire , les deux sorciers, de con-» cert, levèrent leurs enchanteraens ; alors» l’un vit tomber ses cornes, & l’autre achevan son voyage (a). »
Si le diable, qui n’existe pas, n’a pu mettreun sorcier entre les bras de fa maîtrefíè,il est certain, du moins , que des fripponssacrés ont fait servir plus d’une fois le nomdu diable à leurs incestes & à leurs adultères :le tribunal qui fit brûler le curé Gaustrédi,étoit persuadé que le démon l’avoit faitjouir de toutes ses pénitentes. — Mais il esttems de tirer un voile fur toutes ces horreurs ;il me suffit d’avoir prouvé qu’il n’y a pointde vrai magicien , & que tous ceux qui pren-nent ce titre , font des cerveaux maladesou des imposteurs : cependant il ne faut pasles brûler. Voyez ci-a)près le livre du fana-tisme. *
(4) Toute cette aventure est postiblt , dit gravement l’Ef»pagnol dem Fíijoo, dise* sur Vusage de la mafrìe.