14Z De ia Philosophie
la terre tous les crimes divinisés ; si les Kou-likan pouvoient s’en étayer pour autoriserleurs conquêtes, les Messaline pour pallierleur libertinage les Malagrida pour excu-ser leurs régicides ?
Le tems vient où les rois oseront regarderl’arche sans crainte d’être frappés de mort ;on lira alors avec indignation ces codes sacrésqu’on exposait fermés a la vénération des peu-ples ; & ces mêmes livres qui ont servi pendantvingt siècles à brûler les hommes fut l’auteldu fanatisme, seront brûlés à leur tour furTautel de la raison,/ >
Quoi qu’en disent ces livres destrudteurs ,l’Etre suprême est le père des nations ; ilveille fur les hommes qui se nuisent ; mais ilne nuit point : fa sageíTe ( puisqu’il faut par-ler la langue du peuple) consiste, non à punirles crimes, mais à les prévenir : non k anéan-tir les êtres, mais a les perfectionner.
L’idée d’un Dieu tyran n’est bonne qu kfaire des esclaves & des despotes , des bour-reaux & des victimes.