Band 
Tome sixieme.
Seite
167
JPEG-Download
 

D JE t A NATURE. 167

plus faites pour leur plaire : on mit d’abord fur > > »>—» > »faute! des gerbes de bled & des fruits ; on leurimmola ensuite des brebis, des génisses & destaureaux : comme on vit les agens de la naturetoujours irrités contre les habitans du globe,on leur sacrifia peu à peu des hommes ; enfinle délire de l’imagination, qui va toujours enaugmentant, fit croire que l’Être infini nepouvoit se réconcilier avec la terre que par unevictime infinie ; & l’on apprivoisa l’esprit hu-main â l’idée absurde & contradictoire d’undcicide.

La constitution politique d’un état a suffiquelquefois pour permettre aux prêtres d’arro-ser les autels de sang humain. On observe, parexemple , en parcourant l’histoire des nations,que celles chez qui le dieu de la guerre a étéle dieu par excellence , ont presque toutesadopté V u sage des victimes humaines. On con-noît les sacrifices d’Agag & de Jephté chez lepeuple qui adressoit des hymnes au dieu desarmées. Odin , qui déifioit les lances & lesépées , permettoit qu’on immolât des prison-niers de guerre. Les Gètes, a qui Xamolxis

L 4