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Tome sixieme.
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L’ H O M M EAVEC DlEtf»

D! ia Nature. i8z

chex les Hébreux , dont les loix de sang met-toient sans cesse le poignard à la main desdévots , soit contre les étrangers , soit contreleurs propres concitoyens : droit des gens ,police intérieure, patriotisme , tout, parmi ceshommes féroces, conduisoit k l’affìssinat : envain la voix du cœur tentoit quelquefois deles ramener k la nature ; leurs prêtres autori-saient toujours leurs attentats du nom deDieu , de ce Dieu de bienfaisance qui les pu-nissait assez en ne les éclairant pas.

Nous maudissons les Hébreux dans nos can-tiques ; mais nous les avons souvent imités. Jene choisirai, dans la foule immense de meur-tres pieux qui souillent les annales chrétien-nes , que ceux de Diaz& d’Hypatie ; on peutconsulter sur les autres , Eusèbe , Sozomène ,Mezerai, de Thou , & l’abbé Fleuri.

Vers l’an 41^ , cinq cents moines dont lezèle dévorant ne se nourrissait que de vainsanathèmes dans les déserts de la Thébaïde yentrèrent k main armée dans Alexandrie Tpour immoler des victimes au Seigneur. Il yavoir alors dans cette capitale de l’Egypte une

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