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s’asseoir aux pieds des trônes de l’Europe , il —
est encore permis aux sectaires de briller les L'Homme
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ouvrages d’autres sectaires. Les jansénistes ontbrûlé de nos jours dans Paris une foule de li-vres de jésuites : pendant ce tems-lk ceux - cibrûloient k Rome les livres de Port-Royal;
& les disciples d’Arnaud &d’Ignace ne se sontréunis que pour brûler les livres des philoso-phes.
En France quand les magistrats ont pros-crit un ouvrage , ils annoncent dans leur sen-tence qu’ils poursuivront le citoyen qui l’acomposé,suivant toute la rigueur des anciennesordonnances : grâce k la douceur de nos moeurs,cette formule n’est que comminatoire ; quandle décret émane du parlement, le livre se brûle,mais on laisse fauteur tranquille ; les hommeséclairés, qui font les dépositaires de nos loix,savent assez que le délit qui vient de la libertéd’écrire, ne peut entrer en parallèle avec lesdélits ordinaires; qu’un écrivain peut n’ëtrepas coupable, même en publiant un livre dan-gereux ; & qu’enfin le crime qu’on expie parìe seul aveu de son erreur, ne doit pas se trou-