Fautie III.
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les hommes nés droits & sensibles fur le fort deces victimes du fanatisme qu’on a égorgéesavec le glaive des loix : encore , dans la foulede tableaux de ce genre qui s’offrent à mespinceaux, je ne choisirai que ceux qui peuventfaire époque.
A la tête des grands hommes assassinés , aunom de Dieu , par la main des loix , il fautmettre Socrate : mais fa mort importe trop a lamorale de la terre, pour ne pas arrêter ses re-gards fur ce grand spectacle ; j’en ferai un cha-pitre à part, qui terminera mon histoire dufanatisme.
Quatre cents ans après Socrate , parut dansla ville d’Herfalaïm , un de ces sages destinés achanger la face de la terre , & à imprimer unnouveau caractère àTefprit humain. Supérieurà son siècle , & maître de subjuguer ses conci-toyens par son éloquence, il aima mieux lesrendre heureux que de les gouverner. Toutefa vie fut une chaîne non interrompue d’actesde bienfaisance : il annonçalepère de la natureaux adorateurs d’un Dieu de sang ; il appritl’art de souffrir a des êtres féroces qui ne