178 De ia Philosophie
laisse la ton code & ton épée, & juge-nous par
Partie III. J es j 0 j x éternelles de la nature.
Ton rang & tes adulateurs te rendent bar-bare; mais la nature t’a fait humain : consultedonc ton cœur plutôt que tes esclaves ; ne te
joue point de notre vie, puisque le ciel t’en aconfié le dénôt: n’imite pasceMulev-Ismaël ( -r)
confié le dépôt; n’imite pasceMuley-Ismaël (a)qui pour montrer la bonté de son cimeterre ,abat tous les vendredis les têtes de cinquantechrétiens.
Je n’écris point pour tes inquisiteurs
( a ) On ne peut fixer la date précise de la lettre deDavid; mais il paroît,parle trait historique qu'il rapporte,qu’il vivoit fur la fin du dernier siècle, ou au commence-ment de celui-ci ; car Muley-Ismrel ne mourut qu'en 1717,
après une tyrannie de 5 y ans. Cet empereur de Maroc est
célèbre dans les annales musulmanes* Un jour il poignarda
fa maîtresse favorite pour avoir marché fur un peu de farine ;
au moment o 11 elle expiroit, il appella un chirurgien maure ,& lui ordonna de guérir cette femme » fous peine d'ctrsétranglé. —- Note de L*éditeur ..
(b) Tous les souverains n'ont pas adopté le délire reli-gieux de Pinqtiisition; ainsi il y avoit sûrement des variationsdans la lettre circulaire du rabbin. S’il m’étoit permis d’éta-blir ici quelques conjectures, je dirois que la lettre qu’ontraduit est probablement adressée au roi d Efpagne. Tel étoit
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