be u Nature. a8j
vérité semble si étrangère a l’homme, quel’opprimer c’est la faire reconnoître.
Veux-tu faire soupçonner à mon peuple lavérité de ta religion ? regarde-nous comme tesfrères, toi qui règnes fur un point de ce globe ;puisque Dieu , qui est le souverain de millemondes, nous regarde tous comme ses en-fans. *
Je me fuis jusqu’ici énoncé avec fierté ; maisc’est le langage de l’innocence ; je t’ai cru assezgrand pour mériter de l’entendre.
On dit que le soleil ne cesse jamais de luirefur tes états (a) : rends ta gloire encore plussolide ; fais-y briller le soleil de l’équité ; soisle bienfaiteur d’un peuple immense, au lieud’en être l'assassin; nous croirons alors retrou -ver dans ton empire les palmiers de Jéricho,
( a) Ce mot de Philippe II, cité par le rabbin , démon-tre que cette lettre étoit destinée à un roi d’Espagne. - .
Note du traducteur. — Mais ce roi n’étoit sûrement pasPhilippe II , le Tibère de l’Espagne & le Caligula du nou-veau monde ; David n'auroit pu lui écrire qu’il étoit assezgrand pour mériter d’entendre la vérité. — Réflexion deV éditeur.
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