Partie III.
zoo De la Philosophie
ardeur, nc demandant pour paie que des in-dulgences. Si dans ces momensde démence unphilosophe avoir voulu plaider la cause derhumanité, les chevaliers & les preux de l'ar-mée l'auroient méprisé comme un lâche ; lesrois l’auroient soupçonné du crime de lèse—majesté, & le peuple I’auroit brûlé comme unathée.
Un pape , dans ces tems de barbarie, jouoitdans le monde un rôle auílì grand que celui dupremier des Césars ; il ordonnoit, & la moitiéde l’Europe se précipitoit sur l’Aste ; íl ne luifalloir qu’une bulle pour embraser l’ancien con-tinent.
Ces émigrations cependant étoient contrai-res a toutes lesloix divines & humaines; ellesblestoient la nature en armant les hommes lesuns contre les autres ; elles renversaient lamorale en consacrant les plus sanglantes usur-pations ; elles apportoient en Asie les vicesdes chrétiens, & en Europe ceux des musul-mans.
On croyoit dans ce tems-lk qu’avec unecroix brodée fur son épaule, on rachetoit tou-