xlviij DISCOURS HISTORIQUEyail des derniers a appris à se défier des fausses lu-mières répandues par le génie, et est parvenu à placerd’intervalle en intervalle sur un chemin obscur deslueurs qui permettent de le suivre avec quelque sû-reté. On doit citer avec éloge parmi ceux-ci M. Ma-riotte ( 1 ). Son traité du mouvement des eaux ren-ferme une multitude d’expériences qui ont beaucoupcontribué à perfectionner l’hydraulique pratique.
Les méditations de M. Varignon sur le mouvementdes eaux se réduisent à avoir mis en formules les ou-vrages de Guglielmini, dont il a affermi la réputation,et auquel il a donné plus d’autorité.
Les travaux de M. Belidor seront toujours consul-tés. Il a formé un dépôt bien précieux en rassemblantla description d’une multitude d’ouvrages hydrau-liques importants et couronnés par des succès. Cetauteur ne mérite cependant pas toujours une con-fiance égale ; on doit se défier de la théorie qu’il aSuivie , et qui est la même que celle de Guglielmini.
Les génies les plus distingués de ce siecle ont don-né des théories générales du mouvement des fluides;tous sont parvenus aux mêmes résultats en suivant desroutes différentes. Cette conformité annonceroit peut-être leur succès commun, s’ils ne s’étoient reproché
(1) On peut dire à sa gloire qu’il ne paroît pas avoir été séduitpar la théorie des auteurs italiens sur le mouvement des eaux cou-rantes-, et s’il ne l’a pas combattue directement, il a du moins pu-blié des observations qui en démontrent la foiblesse.
mutuellement