Ivj DISCOURS HISTORIQUEcontribue au recul du canon, puisque le canon éprou-ve, quelle que soit sa position, un recul lorsque le bou-let s’échappe, et que le recul n’a pas lieu dans un vaselorsque l’orifice est vertical : d’ailleurs on ne peut ja-mais dire que l’eau en sortant d’un vase repousse cevase ; ces expressions ne peuvent présenter qu’uneidée fausse.
M. de Buat a publié en 1780 un traité sur les ri-vières , dans lequel il a employé des principes nou-veaux; il montre très bien que la vitesse doit être lamême dans les différents points de la section d’unfleuve dont le cours est établi, et que le principe deGuglielmini, relatif à la vitesse produite par la hau-teur des eaux vives, est entièrement imaginaire (1).Cet auteur n’a cependant pas connu les loix de l’écou-lement libre à l’extrémité des canaux lorsque l’eau yest entretenue à une hauteur constante ; il a suivialors , comme dans les loix de l’écoulement par depetits orifices, la réglé de Torricelli.
M. de Buat a représenté par des formules simples lemouvement des eaux dans ledit des rivières: mais lathéorie qu’il établit donne-t-elle des résultats con-formes à l’observation ? On sait que c’est là le carac-tère qui détermine la confiance qu’on doit accorderaux raisonnements mathématiques appliqués à laphysique.
(i) J’avois fait la même observation dans un mémoire présentéen 177« à l’Académie de. Lyon, et qui,y obtint un prix.
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