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l’eau du canal avoit une vitesse moindre que celle que pourroitproduire la chûte libre de la hauteur du niveau. Or, dans ce cas,on pourra toujours aisément réduire le canal ( § 220) à la largeursuffisante pour que l’eau, en s’écoulant librement, fasse la mêmedépense que le canal.
224. Le canal et la largeur des vannes ne changeant pas, et lavitesse de l’eau augmentant, le remoux s’étendra plus loin, et leniveau de l’eau au-dessus des vannes s’élèvera davantage. En effet,puisque la dépense par l’orifice doit être égale à celle du canal, lagrandeur de l’orifice doit croître à mesure que la dépense est plusconsidérable ; et comme la largeur est déterminée par la positionde la vanne, sa hauteur doit augmenter nécessairement.
22 5 . Nous avons supposé, dans tout ce que nous avons dit,que la vanne ne pouvoit pas être surmontée par l’eau qu’elle sou-tenoit: mais si l’eau affluente, en vertu de la vitesse dont elle estanimée, pouvoit franchir en partie ou en totalité la vanne, le re-moux s'étendrait à une distance d’autant plus petite en amont, quela vitesse de l’eau approcherait davantage d’être suffisante pours’élever entièrement au-dessus de la vanne-, et si cela avoit lieu,le remoux serait nul, et la vitesse pourroit ensuite augmenter àl’infini, sans qu’il y eût rien de changé à cet effet.
226. Second cas. Lorsqu’on diminue la hauteur du canal en lebarrant par en haut sur toute sa largeur.
Nous supposons nécessairement que l’ouverture qu’on laisseau-dessous de la vanne, après avoir barré le canal sur toute sa lar-geur, est moindre que celle qui serait nécessaire pour permettreà l’eau de s’échapper librement. Or, dès que toute l’eau qui^seprésente à l’orifice ne pourra pas s’échapper, son niveau s’élèverad’autant plus, et le gonflement se fera appercevoir en amont surune étendue d’autant plus considérable, que l’ouverture qu’on auralaissée sera plus petite, que la vitesse de l’eau sera plus grande, etque la pente du canal sera moindre.
227. Si, connoissant la dépense d’un canal et l’état naturel des