NOUVEAUX PRINCIPES
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des sections ne pourra jamais devenir moindre que celle qui peutfournir, par la chute libre, une dépense égale à celle du canal.
L’eau aura, dans le canal, la moindre hauteur que je viens d’in-diquer, si la pente est suffisante pour lui procurer une vitessemoyenne égale à celle qui auroit lieu par la chûte libre de la hau-teur des sections.
SECTION XXIII.
Moyens proposés par divers auteurs pour mesurer la vitesse des
eaux courantes.
Régulateur de Guglielmini.
241. Pour que la vitesse de l’eau soit par-tout la même, il fautchoisir dans le fleuve une section située de maniéré que le lit de lariviere, au-dessus et au-dessous de cette section, soit droit autantqu’il est possible : ce qui est facile à trouver dans les grands fleuves,et n’est pas rare dans les petits.
Ayant choisi la section convenable du fleuve, pour ôter l’irré-gularité de cette section naturelle il faut la contenir entre’ deuxmurs verticaux et parallèles AT, BS ( figure 43 ) , et applanir exac-tement le fond AB. Lorsque le fleuve demeure dans une même si-tuation , on observe la hauteur BR du niveau de l’eau sur le fond.Connoissant la vitesse de l’eau à la surface, on cherche la hauteurqui auroit pu produire cette vitesse •, on ajoute cette hauteur RS àla hauteur BR ; sur la hauteur BS on décrit, avec un paramétré —60 pieds , une parabole ; on détermine la vitesse moyenne MN■entre RI et BH, et on multiplie enfin cette vitesse par la sectionABRL pour avoir la dépense du fleuve.
S’il étoit difficile de mesurer la vitesse de l’eau à la surface dufleuve, on emploierait une vanne RLOG qu’011 ferait plonger jus-qu’à ce qu’elle fût au-dessous du niveau de l’eau; ce fluide s’élève- *rûit alors en amont de la vanne ; on marquerait la hauteur BS à la-quelle son niveau parviendrait •, on décrirait sur la ligne qui exprime