P R E F A C E
D E
M\ P E R R A U L T.
e donne le nom d'Eß'ais aux petits ouvragescontenus dans ce Recueil , non fieulement dcause que ce ne font point des pieces ache-veesy G qui apent ajfez de liaifon enfemble^V affez d'dtendue pour enfermer tout ce quidö it entrerdans la compositiori d'un corp sen-tier Physique ; mais aufifpar la raifon quedans cette forte de fcience on ne peut faire guere autre chose<}ue d'Efsayer. V de chercher. Car la Physique ayant deuxparties , figavoir. la Philosophique & 1’Historique , il eßY °ertain que dans la premie're qui explique les Elemens, les^ Premieres Qualitez, & les autres causes des Corps naturelsPar des hypothefes qui n'ont point la p lupar t d'autre fonde-Went que la probabilis e > Pon ne peut acquerir que des con-n oifances obscures V peu certaines : & Pon eß encore obliged'avouer que P autre partte , quo i qu eile foit remplie de faitsc °nstants & averez , ne laijfe pas de contenir beaucoup de cho-ßs douteußs , d caufe que les confequences qu'on y tire des^henomenes extraordinaires & des nouvelles experiences ,p , 1l 'ont rien de bien ajfure\ parce que nous ti avons pas toutes^es connoifsances necejsaires pour bien etablir ces confequen-Ce s: V il fe trou ve meme que plus on fait de nouvelles obfer-l Kations y & plus on connoit , qdonefl toujours en danger defe
tr omper ; ces nouvelles obfervations fervant le plus fo uventbien moins d confirmer qu ä detruire les conclufions qttontvqit faip- aupqravant-.
Qiitre ces ra fonsy de fe defier de la connoijfance qiion croitavoir aequi se , lesquelles font communes d tous les Traitez dephysique, j e reconnois que ce livre en 'a de particulieres , quiavoir befoin de pr evenit'en que Ique fagon par fon
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