Band 
Tome premier.
Seite
75
JPEG-Download
 

DES TERMES DE SCIENCE. ( 7s )

phie, par ce que les autres comme allure & marcher signifient autre cho-fe: Allure ne signifie pas l’action d’aller en general, mais legeste & 1’airque chacun a dans fön marcher. Le mot de marcher est trop particulierne signifiant ni Je TOt des oifeaux, ni le rampement des serpens, ni i e na-ger des poissons,qui de meme que le marcher fönt des especes de progres-fion.

Propagation. m. 1 . ■ continuation d’un effet-qui etant premierement produit enun endroit , fasse & va plus avant de la meme maniere. Ainsi la lumiere & lebruit qui sont premierement produits dans le tonnerre, font continuer juf-qu’ä I’ceil & julqu’ä 1’oreille par une propagation de 1 a. lumiere & du bruit.On fe fert plus ordinairement de ce mot pour fignifier la continuation deladnree d’üne efpece d’etre vivant, laquelle fe fait par la generation.

Polsation. m. 1 . battement. On 1’employe pour fignifier le battement des

- aneres.

Pvlore. m. g. sortier. On appelle ainsi la partie par ou le ventricule fe de-charge dans les intestins; parce que cette partie en fe dilatant, ou en fe re-ferrant ouvre & ferme ce passage.

R

Arete'. RAREFACTION. m. I. ce qui sah que'des chofes font clair-femees. Onappelle un corps rare ou rarefie 1’orsqu’il est divifd en un grand nombrede panicules, dont les intervalles font rernplis d’un autre corps, en forteque fa nature n’est point autrement changee qu’en ce qu’il femble occuperplus de place qu’il ne faifoit avant que d’etre rarefie. Les oppofez ä rare& a rarefaction font dense & condenfation: & la condenfation arrive lorf-que les particules divifees par 1’interpolition d’un corps etranger fe relinif-fant & ramaffant, font que les chofes condenfees paroislent occuper moinsde place. On appelle auffi rares les corps qui paroislent peneträbles äd’au-tres corps, ainsi un linge, une etamine font appeller rares, quand iis ser-vent ä passer quelque liqueur; & la terre boit 1’eau, parce qu’elle est rare demeine que le fer ne la boit point parce qu’il est dense.

Recipient, m. I. ce qui repoit. On appelle ainsi un vaisseau qui est ordinai-rement de verre dont on fe fert pour recevoir ce que ]’on distille. On ap-pelle auffi recipient un vaisseau , qui fert a la machine du vuide lors qu’enpompant, c’est a dire tirant par le moyen d’une pompe ou fyringue, onen fait fortir la partie grössere de 1’air.

Reciprocat ion. m. I. reddition de ce qui a e'td recu. Cela arrive lorfque deuxcorps fe poussent & s’agitent mutuellement fun l autre: ou qu’un memecorps est agite de maniere qu*un mouvement qu’il foussre peut etre caufed'un autre; & qu’ainli plufieurs mouvemens fe fuivent, lefquels font mu-tuellement la caufe 1’un de 1’autre, ainsi qu’il arrive dans les pendules.

Recuire. On appelle ainsi ce qui arrive aux metaux, lors qu’apres avoirete endurcis par la trempe ou pour avoir ete battus & presser, on les metau feu pour leur faire perdre leur durete & les adoucir.

Refraction. m. 1. rupture. On s’en fert ordinairement pour fignifier ce quiarrive aux rayons qui partent des objets vifibles, lefquels vont droit_& ega-1 ement distans les uns des autres quand iis passent dans un milieu qurest partout d’une meme nature, tel que 1’air est ordinairement; mais qui chan-gent cette direction droite , & deviennent comme rompus lorfqu’ils ren-contrent des milieuxde nature disserente. Ainsi les rayons qui etant droits& egale mein distans, quand iis passent dans 1’air, changent cette directionlorfqu’ils rencontrent un verre, uneeau, ou quelque autre corps transpa-rent: & felon que ce corps a une consistance & une figure differente, lesrayons fom diverfement rompus, les uns s’apprpchant & les autres s’eioi-

»*##**■*** *3 gnan£