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Tome premier.
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, 5 s 1E LA PESANTEUR

neanmoins , qui auroit ete süffisante pour expliquer les Phenomenesde la pesanteur , auroit eu des inconveniens qui ne sont pas dans celledu mouvement circulaire nature! : car premierement ce corps concaveseroif une nouvelle machine Lc une multiplication d’etres sans neceffi-te etant auffi facile de eoncevoir un corps simple , dont la nature estd’avoir un mouvement circulaire , que de le eoncevoir avec un mou-vement droit : puisque dans l’hypothese du mouvement journalier dela terre il est constant qu’il n’y a point de mouvement droit, celui descorps qui tombent vers le centre de la terre n’etant tel qu’en apparen-ce j puisque dans la verite c’est un mouvement Ipiral., qui n’est com-pose que de mouvemens circulaires. L’autre inconvenient est, quece mouvement circulaire force ne se £ait dans un corps fluide qu’avecune grande confufion de ses parties. Or eette confusion diminueroitbeaucoup la force Ls la vehemence, que ce mouvement doit avoirpour produire la pesanteur , selon la maniere que je 1’applique dansmon Systeme pour cet effiet, lequel demande une rapidste extreme,teile qisest celle d’aller plusieurs milliers de fois plus vite que la terrene fast fur ion axe.

?! Que La troisieme fupposition est , que les corps , qui ne sont pas natu-tous les rellement affitez par un principe interne de mouvement , ainsi que leautres t corps etheri 1’est., sont naturellement dans un etat qui n’est pointnaturelle- indifferent au mouvement & au repos, mais qui a plus d’inclinationment re- gu repos qu’au mouvement , auquel iis leflstent de leur nature $ 8cpugnance que konsequent iis ne sont pas emportez par le corps qui les pous-vemem' avec la viteffie que ce corps a lorlqinl les pousse. Cette supposi-tion a auffi so probabilite quoiqu’ii Ibit difficile de trouver des Phe-nomenes qui la demontrent bien evidemment; parce que nous n’avonspoint de corps qui soit sons un principe naturel de mouvement, puis-que nous n’en avons point qui n’ait de la pesanteur. II y a neanmoinsdes experiences familieres, qui semblent pouvoir faire conclure , queles corps repugnent naturellement au mouvement , quoique les corpsavec lesquels on les last ayent de la pesanteur.

Ce qu; se La premiere experience est celle des balances ; car on fcait qu’ellesprouve 0 nt un trait plus fort a Proportion qiselles sont plus chargees, c’est-par plu- q ue les balances, qui itant chargees egalement, par exemple

periences. d’une livre de chaque cote, & que l’on last trebucher avec dix grains,' ne pourront trebucher etant chargees de vingt livres : car 1’equilibreetant dans les deux eas , la pesanteur ne dost point etre considereej& il semble que la raison, par laquelle les dix grains, qui sont trebu-cher la balance chargee d’une livre , ne le fönt pas lorfqu’elle est char-gee de vingt , n est autre que la repugnance que les corps ont aumouvement ; qui fait que deux corps de vingt livres chacun, qui ontplus de matiere que deux corps d’une livre chacun , ont plus de diffi-.culte a etre remuez Se traniportez , Tun de haut en bas, & l’au-

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