Band 
Tome premier.
Seite
61
JPEG-Download
 

peristaltiqüe; 6-

que Gelle qui est apres se resterre ensuite, & ainli toutes celles qui sui-vent les unes apres les autres, elles poussent & fonr aller ce qui estcontenu dans la cavite de l’intestin, vers la partie oü les fibres ne föntpoint encore resserrees : & ce resserrement des fibres est pareil danstoutes les fibres , lorfqu’elles agissent pour cette impulsion. Maisquand elles agissient pour le froncement de la tunique , leur retrecisse-ment est inegal, en forte que d’espace ea efpace i.l y a une fibre qui seretrecissant beaucoup produit la partie la plus enfoncee de la ride, ainliqu’il (e void en A&enß: & les fibres qui fönt ä cote,, comme C, & Voyezles autres que l’on peut se figurer entre-deux , se retreciffent moins, TAB. II,plus elles s’eloignent de celle qui est extremement retrecie. Cela Fl = -Ii *etant, il saut fuppofer , que les fibres droites, qui fönt felon la lon-gueur de la Membrane externe des intestins , n’ont qu’un ufage paffif,

& qui n’est autre que de Her les fibres transverses & eirculaires, aux-quelles scules il saut attribuer l’action du froncement dont il s’agit.

II reste a examiner les raifons, qui peuvent faire croire que lesl>eque!!emembranes de l’cesophage , du ventricule , Lc des intestins ont unj 1Tian ‘ eremouvement particulier , & que ce mouvement se fait par le raccour- citfemenc“ciflement des fibres, dont leurs membranes fönt tisiues. Pour ce qui des fibreseftde la premiere fupposition, il femble que l’action,par laquelle l'her-seu auxbe coupee & non mächee monte par 1’ oesophage des Animaux qui ^^ s e j esruminent, demontre necestairement la conllnction successive de l’oefo- autres p ar ,pfiage, comme il a deja ete explique : parce que l’on ire se peut pastieslfervir sei de la force que la pelanteur de fair donne aux liqueurs demonter aux lieux dans lefquels on leur fait place : & quand on accor-deroit que les Animaux qui boivent la tete en-bas reqoivent l’eau quiest ainsi poussee en haut dans l’oefophage , l’air voilin la pressant &la faifant entrer dans l’efpace que la poitrine Se le ventricule lui don-nent & lui preparenten le dilatant, on ne pourroit pas dire que cet-te dilatation , qui fe feroit en un Animal qui veut avaler un pelotond’herbe, füt capable de le faire monter > parce que l’air passierest aife-ment & lans empechement au travers des herbes , pour aller remplirla cavite dilatee.

On ne peut pas dire non plus, que le mufclc oefopbagien seit süf-fisant pour cette constriction : parce que n’embrassant que la partiefuperieure de l’oesophage , fon action ne peut suffire ä toute la com-pression , qui est necelfaire pour chasser jufque dans le ventricule cequi est contenu dans l’eefophage & l’on remarque afses distinctemcnt,que les efforts , qui se fönt quelquefois pour avaler ce qui s’an ere aubas de l’assiophage , ne peuvent etre attribuez .ä ce muscle, parce quel’on fent que les choses qui fönt comprimees par ces efforts , piquenten un endroit oü 1’action de ce muscle ne peut parvenir: ce qui fastvoir qu’il doit y avoir en cet endroit une autre caufe de cette con-striction que le muscle cesophagien.-

H 5 " ©tu