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filent mettent les mufcles en cet etac, qui Ies fait paroitre flans forceen empechant 1’effet de leur Reflort, puifque les esprits dislblutifs, quisont eroployez ä affoiblir le Reflort d’un muscle pour permettre ä ce-lui qui lui est oppose d’agir, etant consumez dans cette action, il flautde la vigueur pour en fournir la quantite neceflaire a d’autres actions,
& il flaut entendre que c’est de meine que dans la coction de la nour-riture, ou il flaut que le corps ait de la vigueur pour fournir les espritsdiflolvans, par leflquels la digestion fle fait. Si donc lorfqu’un bras along temps floutenu un grand poids , il arrive que la laffitude empechequ’il ne continue a le floutenir , ce n’est point que la force du musclequi soutient soit dirainuee: mais la caufle de cette impuislance est, quele muscle antagoniste , qui par flon relächement donnoit de la force aumuscle, par lequel le fardeau etoit floutenu , venant a n’etre plus relä-che , flaute des esprits diflolutifs , qui causoient ion relächement , 8clesquels diflipent 6c consument beaucoup de la force de 1’Animal, iltire contre celui qui soutient & en diminue d’autant la puiflance: caril flaut concevoir , que la force qu’un muscle a de floutenir un fardeaudoit etre attribuee ä deux caufles , qui sont flon Reflort &C le reläche-ment du Reflort de Tantagoniste , & que ce relächement est toüjoufsproportionne au fardeau , en forte que pour floutenir un grand fardeauTantagoniste fle reläche beaucoup , & pour en floutenir un moindre ilse reläche moins.
On peut encore objecter , que ce Systeme n’a pas plus de probabili- A utre O la-te que le Systeme ordinaire , & que de dire que 1’action des fibres qui i ectl °n-s’accourcifl'ent , lorflqu’il s’y introduit une flubstance qui augmentantleur largeur est capable de diminuet leur longueur , ainsi qu’il arriveä une corde de chanvre qui s’accourcit lorflqu’on la mouillc , c’est lameme chose que de dire que l’action du muscle qui tire depend du re-lächement de 1’antagoniste , dont les fibres sont allongees par Tintro-duction d’une flubstance qui corrompt sa fermete , ainfi qu’il arrive äUne corde ä boyau , qui se reläche & s’allonge quand on la mouille ;
& qu’il n’importe guere si la flubstance introduite dans le muscle causeflon action en le tendant selon le Systeme ordinaire, ou en le relächant.
Mais je repons que tous les Phenomenes, qui ont ete rapportez , & Reponse äqui sont voir que les museles ont une tension naturelle & tres puiflänte cette ob-qui les tient dans un etat violent, ont bien de la peine ä s’accorder i e< ^‘ 0st *avec le Systeme ordinaire : car il faudroit fluppofler une double actiondans les mufcles, flgavoir, celle par laquelle le muscle agit & est ten-du, & celle par laquelle 1’antagoniste est reläche , autrcment le Res-sort de 1’antagoniste le feroit resister ä l’action de celui qui tire: & ilseroit neceflaire de fluppofler de deux sortes d’eflprits directement con-traires dans chaque muscle, les uns pour tendre les fibres , les autrespour les relächer. Or ces inconveniens ne fle rencontrent point dansle nouveau Systene, oü le fleul relächement des fibres des antagonistes
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