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DE LA
CIRCULATION
DE L A
SEVE DES PLANTES.
T RE MIERE T ARTI E.
Es Experiences , qui sont rapportees dans ce Trai- II n’pte , ont confirme la pensse que l’on avoit eue , que P 0 .'” 1 deles Flantes ne se nourristent point autrement que les Q -Animaux, non seulement en ce qui regarde le chan- i es Ani-gement da 1’aliment, dont la substance , de dissem- maux seblable qu’elle etoit , doit devenir semblable ; mais ” e ° n u t ^^’. e ;mente en ce qui appartient a la maniere dont la Na- men j q U6ture se fert pour rendre cette subitanee semblable. lesPlaa;
Car on a considere que les raisons, qui sont que ce changement ou«s.affimilation de la substance de 1’aliment demande qu’elle fort circuleedans les Animaux , sont communes ä tous les genres des vivans , &que bien-que les Plantes prenent leur croistance d’une maniere diste-rente de celle des Animaux , äinsi qu’j 1 est explique dans le Tratte dela Mechanique des Animaux , il ne s’ensuit pas qu’elles se doivent nour-rir d’une maniere differente , du moins en ce qui regarde la necessitede la preparation , que 1 ’aliment regoit par le moyen de la Circu-lation.
Car les principales raisons , qui sont que toute forte de nourriture tes rai-a besoin d’etre circulee , sont. i. Que la rapidste du flux inevitable sol ”> qujSt continuel de la substance de tout ce qui se nourrit a besoin d’une a
separat ion prompte & continuelle. r. Que cette reparation ne se t ionne-peut faire que par un suc altere , cuit, & prepare par cenaines par- cessaireties destinees par la Nature a ce commun office. 3. Qu’etant impos- aux Ad-sible que cette preparation si importante & si difficile se fasse en un“ 13 “'Coment dans ces parties , dans lesquelles ce suc ne s’arrete point , ile st nece fla i re qu’elle s’y fasse a plusieurs reprises. 4. Que ibit que cet-te preparation s’accomplisle par le moyen de la dissoluti on ou de IaTitration des parties de la nourriture , ou autrement , ces actions doi-Vent etre reiterees plusieurs fois pour etre parfaites : de meine que eeque 1’on passe par la filiere , ou que l’on pile dans un monier ne re-
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