DES
6c au-dessous de la surface.
PLANTES.
n
tirez de la rosee, & ceux
Et Ton a trouve que les sels, qui ont etequi ont ete trouvez dans la terre prisc au-dessous de la surface , etoient differens de ceux qui ont ete tirez del’eau de pluye 6c de la terre prise ä la surface.
II serable donc que ces Circulations dans les etres non-vivans ont Commentquelque rapport avec celle que Ton estime se deyoir faire dans l e sPlantes, quoiqu’elles se fassent d’une rnaniere opposee ä celle des Plan- dans lestes & des Animaux : car de meme que les eaux de la pluye descendent PlahtesScfur la terre pour y laisser ce qu’elles ont contracte de gras 6c de pro- ^ ans les ,pre ä nourrir dans ces regions superieures, & qu’elles en ressortentrnaigres 6c steriles lorsqu’elles en fönt elevees, c’est ä-peu-pres de lamerne rnaniere que l’humidite , dont les Plantes fönt nourries, for-tant de la racine monte dans la tige , dans les branches, & dans lesfeuilles, avec des qualitez convenables ä chacune de ces parties , 6capres y avoir laisse ce qu’elle a de propre pour leur nou triture 8c pourleur accroissement, le reste qui est inutile -descend dans la racine,pour y etre cuit Lc prepare de nouveau , & la etant jointe ä l’autresuc que la racine regoit de la terre , ce suc remonte dans les partiessuperieures de la Plante, & l’on suppofe que cela se fält de la meinesagon que dans les Animaux, oü le lang arteriel sortant du cceur, quiest ä leur egard ce que la partie la plus noble de la racine est dans lesPlantes, se distribue dans tout le corps, qui ayant retenu ce que ce fanga de propre pour Pentretenir, renvoye le reste au coeur, astn qu’etancjoint au suc que les veines lactees ont regst des intestins, qui fönt auxAnimaux ce que la terre est aux Plantes, il retourne dans toutes ksparties du corps , pour entretenir une Circulariori continuelle.
Et il y a grande apparence qu’il saut fupposer dans la racine des on peatPlantes une puissance de preparer leur suc, 6c le rendre propre ä nour-dn-e querir tout le reite de la Plante, 6c que cette puissance y est necessure, ^Circula-'tneme avec plus de raifon qu’elle ne Pest dans le coeur des Animaux; p ]°"parce que l’on peut dire que les parties des Animaux ayant ete for- cessaireRiees tout ä la fois, dies ont regst de la puisiante caufe de leur pre-auxl'I.in-Miere generation la vertu necessaire pour cuire chacune ft nourriture,^®/^^*qu’elle n’a qu’ä affimiler en lui donnant ce qu’elle a : au-lieu que dansles Plantes il est difficile de concevoir, Comment une branche peutproduire d’elle-meme des feuilles , des fleurs, 6c des fruits, ü eilen’en regoit la puissance de la racine , qui tient immediatement de lafemence tonte la vertu de la Plante ; 6c de meme auffi la racine nepeut pas trouver dans la terre un suc st propre a reeevoir les caracte-res differens de toutes les parties similiaires , qu’est celui qui lui estrenvoye du bois , des fibres , de la mouelle, de l’ecorce , See. par laPlirculation ; parce que ce suc , qui par ce moyen descend ä la raci-ile 5 a regst en passant dans toutes ces parties les premiers traits de ces '
caracteres, que la racine acheye aifement de lui imprimer.
l’ome I. K
Ces