AVERTISSEM EN T 12/
puifque les liqueurs pafjent. Matis encore ce pafjage ne se void-ilque rarement , parce que les conduits dilatez dans les corps vi-vans , & la fubtilite des humeurs que les esprits animent alorsfönt des caufes qui ne facilitent plus ce pajfage apres la mort.Et en effiet , ces injeBions , que nous avons tentees en plußeurssujets , ne nous ont reuffi que deux fois & fiulement en des fern -mes , peut-etre parce que mangeant ordinairement plus que leshommes , ces conduits sont plus dilatez dans leurs corps tendres'mollaffies. Lorsque ces injeBions ont reuffi , VAcademie ena donne avis au Public dans les Journaux des Sfavans. LaPremiere Relation fut faite par Monsieur Pecquet ; feus chargede faire la feconde , fur laquelle Monsieur Needham de la Socie-te Royale d’Angleterre , qui l’attribue d Monsieur Pecquet , fitles Remarques qui font ici rapportees , avec la Reponfe que jelui fis alors. Toutes ces Pieces comprenent beaucoup de chofes furce fujeti qui } ainsi que je croi y > merite d’etre examine.
EXTRAIT D’UNE LETTRE DE MONSIEURPECQUET A MONSIEUR CARCAVI, TOU-CHANT UNE NOUVELLE DECOUVERTEDE LA COMM UNI CATI ON DU CANALTHORACIQUE AVEC LA VEINE EMULGEN-TE. dii 27. Mars 1667.
E rre puis etre plus long temps fans voüs faire le re-cit des Experiences, que Messieurs Perrault, Gayanv& moi avons faires ,dans la dissccHon du corps d’unefemme qui etoit morte peu de iours apres etre ac-couchee.
Nous avions dessein de continuer la recherche desvaisieaux qüe Ton pretend devoir porter le chyle auxttwmmelles : mais le fujet' n’y etänt pas bien dispöfe , nous avons remiscette recherche ä une autre fois, & nous avons eu le bonheur de fai-Ve une autre decouverte. C’cst la communication du Canal laclee du'Thorax, qu’on nomme a prefent Canal Thoracique, avec la Vei neEmulgente. Voici les Experiences, que nous avons faites pour y par-Venir.
Monsieur Gayant ayant ouyert le Ganal Thoracique fur la fcptieme
MM
MMW