SECONDE PARTIE. Chap. XI. 21 1
dies Lc des trompettes etant dans chaque moment comme infinies en sonnance*nombre & en differences, il se forme un ton plutor qu’un autre, c’est- ne / onta-dire, ponrquoi des cercles s’unissent plütöt les uns que les autresj qu untospar exemple, pourquoi le premier, le troisieme , le cinquieme , lehuitieme, le dixieme , le douzieme , Lc le quinzieme s’unissent plütötpour former le ton , que le fecond , le quatrieme , le sixieme , leneuvieme , 1’onzieme , le treizieme , & le seizicme , ces deux fyste-mes etant pareils, & les tons qui les composent erant egalement dif-posez a s’unir par la vertu de la confonnance , pour former un feulton determine par les trois octaves qui entrent dans cette composition.
Mais la raifon 11 ’est pas difficile a trouver suivant tnes hypoiheses; car dans unepour ce qui est des cloches, il est aife de juger que les cercles de ren- slochadroit oii la cloche est emüe plus puissamment, font ceux qui deter-minent le ton de la cloche ; parce que ceux qui ont rapport, &' quipar confequent font confonnance avec ces cercles , fe joignent aveceux & en fortistent le ton ce qui fe reconnoit par ce qui arrive a unegrosse cloche, qui etant frappee par le bas rend un fon plus grave,
& vers le haut un plus aigu ; parce qu’etant frappee par le bas , lescercles le plus puissamment ernus font les plus grands, & lorsqu’elleest frappee par le haut, ce font des cercles plus petits. A 1’egard des & danstrompettes de guerre , le premier bruit, fgavoir , celui qui est forme unetr ° m ''par le retour des particules des levres, fait que quoique 1’agitation de pette '
1’air enferme dans la trompette frappe Lc emeuve tous les cercles, ilarrive que ceux qui font capables de faire un ton qui ait confonnanceavec le ton des levres , font ceux qui s’y joignent Lc qui 1’augmentent.
Par la meme raifon le tonr de la voix dans les trompettes pariantesebranlant les cercles qui lui font a 1’unisson , a la quinte, a 1’octa-ve, Lcc. avec plus de force, determinent ces cercles a contribuer a1’augmentation de fon bruit plütöt que les autres. Ainsi Ia trompetteayant des cercles infinis Lc tous differens en grandeur , il y en a tou-jours de propres a s’accorder avec tous les tons que la voix peut for-mer Lc qui font capables d’en augmenter la force.
Par cette theorie de 1’union des differens cercles qui produifent les tonsdans les trompettes, suivant les confonnances qifils font capables deformer , il est aife de rendre raifon, pourquoi dans la premiere octavedes trompettes le fecond ton qui s’y peut former est la quinte, Lc nonpas la quarte ; Lc pourquoi au-dessus de cette quinte le troisieme tonn’est pas une quinte , mais une quarte : car le fecond ton ne fgauroicetre une quarte, parce que la quarte fur la basse ne fait point confon-uancej & le troisieme ton ne fqauroit etre une quinte fur le fecond,parce qu’il feroit une dissonnance avec la basse,fcavoir, une neuvieme:au-lieu que faifant une quarte fur la quinte , cette quarte foutenue par^ basse qui est a 1’octave fait une confonnance , qui forme ce ton fort
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