DU BRUIT TROISIEME PARTIE. 1 237
rai vü bien distinctement, & defline moi-meme , la rendra apparem- cequ’ilsment plus claire 6c plus intelligible , la principale cause de l’obfcurite n ’ avo i cntdu discours etant le peu de connoissance que l’on a de ce dont on par- pas vu 'le, parce qu' il n’est pas poffible de faire bien comprendre aux autresce qu’on n’entend pas foi-meme.
Toutes les parties de l’oreille fönt reduites sous deux genres, dont L’oreiliel’un comprend celles qui compofent l’oreille externe, l’autre est pour est ex-celles qui composent l’interne. L’oreille externe dans la plüpart desl erne ’ ouannnaux te trouve avoir deux parties , lqavoir , celle qui paroit horsla tete, qu’on appelle absolument l’oreille , 6c celle qui eit enfoncee,qu’ on appelle le trou de l’oreille , ou le conduit de l’ouie , 6c qui faictonte l’oreille externe dans quelques animaux,tels que fönt les oiseaux,les reptiles , ceux d’entre les poiflbns qui ont un organe apparent pourl’ouie, & quelques uns des animaux terrestres, meine de ceux qui en-gendrent un animal vivant , comme les taupes. L’oreille appellee in-terne , parce qu’elle est enfermee dans le erane , a presque les meinesparties dans tous les animaux , fqavoir , deux cavitez fermees par desxnembvanes, trois osselets, deux nerfs, un mufcle, 6c un conduit dansk palais. Voiei le detail de toutes ces parties.
La partie de dehors de l’oreilie externe est faited’un cartilage min- L’oreilleeeöctendu, couvert d’une peau, affermi par en-bas , & attache ä externe al’os par un ligament 6c par des muscles, toutes ces parties etant gar- d . eux P ar -nies de veines, d’arteres, 6c de nerfs. Le cartilage donne la figures.’a tonte cette partie, qui est differente dans les animaux, etant longue6c elar^ie comme un entonnoir coupe obliquement par l’extremitela partieelargie a la plüpart des brutes-, 6c etant applatie 6c ferree contre la qui efttäte ä l’homme , au singe, au porc-epic , 6c ä quelques autres ani- hors Ie .maux. Ge qu’il y a de plus considerable en l’homme est une caviteque cette partie a au milieu, laquelle conduit au trou de l’oreille : eile en un car-est appellee la conque , parce qu’ eile reffemble a l’entree de la co- til:i ä e »quille d’un limaqon. II saut remarquer que les Auteurs ont donnece meine nom de conque de coquille de limacon ä toutes les cavitezde 1’oreille, la cavite externe dont il s’agit, 6c les deux internes, quej’appelle l’une la quaisle du tambour , 6c l’autre le labyrinthe , etantappellees concha 6C cochlea , ce qui ne contribue pas* peu: ä la confusion6c ä l’embarras de cette matiere.
Les brutes qui ont les oreilles longues , au lieu de cette cavite elar-gie en manierede coquille , ont un long conduit qui va de haut enbas, etant un peu tortu 6c detourne, tantot it droit, tantot ä gau-ehe. Les taupes, qui n’ont aueune apparence d’oreiile externe , letrou qui perce la peau etant petit 6c comme bouche par le poil epais6c ferre dont leur corps est couvert, ne laissent pas d’avoir ce con-duit aussi long ä proportion qu’ est celui des oreilles des ancs y mais ih
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