TroisIEME partie; Chap. i. 2+1
espece de manche ä l’opposite , mais vers le haut , qui est Ia troisiemepartie $ die est beaucoup plus longue que 1’autre , & va tellement ens’etreciflänt , que vers la sin c’est tout ce que Ton peut faire que d’ypasser une foye de pourceau : cet etrecissement est au droit de 1’apo-physe mastoide , qui est tonte spongieuse & creusee par quantite decavitez,dont il y en a quelques unes qui pourroient contenir un poisj& elles ont toutes communication avec la quaisse du tambour par lecönduit retreci que forme cette troisieme partie.
Cette cavite , qui est ainsi differente en divers animaux , fe trouve a plusiem-savoir plusieurs chofes communes a tous. Premierement, eile est toü- c ^ es -jours revetue & comme tapissee en dedans d’une membrane adherenteä 1’os , Sc si minee dans les animaux qui ont la cavite irreguliere, dans tous,qu’on a peine a la voir ; mais dans ceux oü eile est femblable a la co-si?avoir:
peut croire meme qu'en est la continuation , etant ordinairement aussi claire & auffi trans- vetue.
parente fune que l’autre. J’ai trouve neanmoins la partie , qui tapif-se la cavite , fort epaisie dans les chiens Lf rempiie d’un grand nom-bre de vaisseaux fort remarquables ; en forte que dans quelques unsces vaisseaux., qui s’etoient rompus, avoient rempli de fang tonte lacavite, parce que le chien avoit ete tue d’un coup fur la tete.
En iecond lieu , cette cavite , quej’appelle Ia quaisle du tambour, i. Quatrea toüjours quatre ouvertures , fqavoir , la grande , qui est fermee par ouvems-la grande membrane du tambour > les deux petites , qui font appel- res .’. ( ?' 1 'lees fenetres , & qui penetrent dans la feconde cavite de 1’oreille in-terne , que > 'appelle le labyrinthe > & une moyenne , qui est 1’ouver- fermeeture du conduit appelle Taqueduc, qui va dans le palais. Les deux P arfenetres percent l’os des temples, & ont toüjours une figure reguli e- .
re, l’une etant ronde, l’autre ovale. La troisieme ouverture, qui est nc£ jutam-celle qui va au palais, est fouvent irreguliere & comme une breche bouv,dans la plüpart des betes qui ont la quaisse du tambour en forme decoquille ; cette breche n’est rien autre chofe que fintervalle qui fe ,a s en «r»rencontre entre les deux os, dont la quaisse du tambour est composeej^V^ acar dans ces animaux cette cavite est circonfcripte d’un cote, fgavoir, ovale, l’ a -en dedans par 1’os des temples, & en dehors par un autre os femblablequeduc.a la coquille d’un limaqon , 6t lequel est applique fur 1’os des temples.
Et c’est cet os qui a une apophyse en maniere d’un bout de tuyau,qui fait la partie ofleuse du conduit de 1’ouie de foreille exterae, dontj»il a ete parle. Or cet os cave en maniere de coquille ou de gondole,qui est applique par la circonference de fes bords ä fos des temples,etant ebreche par un endroit de fon bord , ne touche point a 1’os destemples par cet endroit j 8c c’est cette breche qui donne pafiage ä1’aqueduc > qui est fair d’une membrane cartilagineufe. Les animaux,
Tome II, Hh qui