TROISIEME PARTIE. Chap. II. 257
ensuite ressortir en dehors, mais feuleinent de Ia tendre & de Ia relä-eher enfuite : & cela se fait fort commodement par un seul muscle,auquel les ligamens des osselets & k membrane meine du tambour fer-vent d’antagonistes.
Fabrice pretend, que ces ollelets font un bruit par leur mouvement,qui peut etre de quelque utilite ä l’oui'e ; il assüre merae qu’il entendce bruit dans fon oreille , & il cherche des raifons pourquoi tout lemonde ne l’entend pas. Mais 1’ufage de ce bruit n’a aucune probabi-lite , non plus que celui que les autres Anatomisles attribuent au nerfetendu en maniere d’une petite corde ; qui est felon eux d’avoir unfremisiement capable de r end re quelque fon , tel qu’est celui de Iacorde qu’on met en travers fur la peau de dessous du tambour ; car(ainsi que Fabrice avoue lui-meme) il n’est pas expedient pour Tomequ’il fe puisse faire quelque bruit au dedans de 1’oreille , puifque 1’oui'eetant pour donner aux animaux Ia connoissance du choc des corps eloi-gnez, si les corps qui font dans 1’oreille faifoient quelque bruit par leurchoc, 1’agitation que 1’air recevroit de ce choc etant faite si pres de1’organe immediat de 1’ouie prevaudroit tellement a celle qui s’en faitfort loin , qu' eile feroit la feule qui lui feroit une impression sensible.
Or ce bruit interne caule par le mouvement des osselets & par lefremisiement de la petite corde, qui est un nerf, & non un ligament,feroit non feulement nuisible a 1’ouie, mais on peut dire qu’il n’est pasmeme poffible car a 1’egard des osselets, iis font a leur articulationgarnis de cartilages & de ligamens , qui les empechent de faire aucunbruit, non plus que les os des autres parties , qui ne font jamais debruit, quelque violens que foient les mouvemens des parties. Pour cequi est de la petite corde , il n’est pas poffible non plus qu’ eile caufeaucun bruit, etant feulement etendue le long de la membrane du tam-bour, & n’y touchant pas comme fait la corde etendue fur la peau dedessous des tambours.
Le troisieme geme des parties, qui servent a faire que les cbjets Dans Teimpriment comme il faut leur image fur l’ovgane de la vüe , font cel- troisiemeles qui font en forte que les rayons capables de former 1’imageobjets ne foient point empechcz ni affoiblis par le rnclange des autres fah-e^uerayons, que la refiexion des parties du dedans de 1’oeuil pourroit for- rimpres-mer. Ces parties font les membranes appellees la cornee , la con- desjonctive , la felerotique , 6c la choro'ide , qui font en forte que la re-tine, qui est la membrane fur laquelle les images fe doivent imprimer, nie üfau*'les regoive pures & nettes } car la cornee etant extremement claire & on met *transparente comme eile est , pour laisser entrer plus librement les p°urrayons des images, ne pourroit empecher qu’ un grand nombre des l oeui *rayons de la lumiere ne s’echapasient dans la cavite de 1’oeuil, 8t n’y 1» consif-fissent des reslexions tres incommodes a la vüe, si la conjonctive & la tance ciesfelerotique par leur opacite n’arretoient & ne retenoient la lumiere en ™ e ™ bia '
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