DES ANCIENS. 297
:La Musique harmonique avoit fept parties* car eile traitoit des Sons, Les partiesdes Intervalles, des Systemes, des Genres , des Tons, des Muances, dela Mu-
6c du Chant. monA?"
Ils entendoient par les Sons un bruit refonnant, qui etoit la matiere nioni<lue ‘des six autres parties de THarmonie j car ces Sons suivant leurs diffe- c « qu’e-rentes tensions ou relächemens compofoient les Intervalles, les Gen-^” 1 * es•res , les Systemes, les Tons, les Muances, 8c le Chant, auquel les ns ‘cinq autres parties fe rapportent.
Ils appelloient Diafteme ou Intervalle ce qui est contenu entre deux Qi,’ a p,Tons voisins, dont l’un est plus haut, & l’autre plus das. pelloient-
Les Syfiemes etoient les Intervalles , qui ne fönt pas entre deux fons ilslnter -■voisins, que l’ön pourrok appeller Intervalles simples, mais qui fönt valle ?compofez d’autres Intervalles, qui fönt voisins ainsi PIntervalle, quiCequ’e-fait le Systeme mi sol , est compofe des Intervalles mi fa & fa sol , qui roient le;fönt voisins. Ces Systemes etoient de deux efpeces ; il y en avoit de Sj, ^ enies 'discordans, comme lä Secunde, laTierce, la Sixieme , & la Septie-Leurs dennme; 8c de concordans , comme la Quarte, la Quinte, l’Octaye , Lc er P ec «-leurs redoublemens.
Les Genres etoient les disterentes fuites des quatrefons, qui fönt le Les Gen-Tetracorde ou la Quarte. Cette fuite etoit de plusieurs efpeces; maisj‘ es > &les plus celebres etoient le Genre Diatonique , le Chromatique ^ 8c YEn- Ieurse Ü ,e '.harmonique , qui fönt les feuls dont nous ayons quelque connoisiancestDans le Diatonique les trois Intervalles du Tetracorde etoient natu-rels, c’est-ä-dire, que le premier etoit d’un demi-ton , & les deux-derniers de chacun un ton ; mais dans le Chromatique les deux Pre-miers Intervalles etoient chacun d’un demi-ton , 6c le troisieme etoitd’un ton & demi , qui etoit appelle Trihemitonium ou tierce mineure.
Daus l’Enharmonique les deux premiers Intervalles n’etoient chacun■que d’une diese ou quart de ton; le troisieme etoit de deux tons entiersappelle Diionum ou tierce majeure.
Les Jans etoient certains lieux marquez dans tont le grand Systeme, Ce qu'c-■qui etoit de deux octaves ces lieux fönt le commencement de chacu- l° ient lesne des octaves, qui fe rencontrent dans le grand Systeme , Lc qui con- ons ‘tiennent les cadences de tonte la modulation , en forte que ces caden-ces fe doivent rencontrer fur la quarte 6c fur la quinte, qui divife cetteoctave. Ces Tons etoient ce que les Modernes appellent Alodes. IlsFourquoietoient appellez Tons , ainsi que Ptolomee remarque , parce que les ai ” si a P-premiers Musiciern ne mettoient que trois Tons ou Modes $ fgavoir,^ 6 ez 'le Dorten , le Phrygten , 6c le Lydien , qui etoient distans l’un de lautre.d’un ton. Mais Aristoxene en a compte jufqu’ ä »reize.
Les Muances etoient les changemens qui fe fönt dans le Chant ; ceCe qu’d-qui fe faifoit en quatre manieres: car la Muance etoit ou d’un gerne toient lesen l’autre , fcavoir, du Diatonique dans le Chromatique ; ou d’un ^Tccnisysteme en un autre, comme d’une quarte en une autre quarte ; ombstn de "
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