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Tome premier.
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DES ANCIENS. 307

k fois ; car bien-que ces flutes soient egales en longueur, il n’est pasimpoflible qu’elles. fonnaflent des tons differens , parce qu’elles etoientde grossem* differente,, ainsi que kirne au Unsre xvi. chap. xxxvi. & QuellesTheophraste au livre iv. de VHißoire des Plantes remarquent , qui di-soient cesfent que les flutes droites etoient faites du haut de la canne , qui est le quoi &plus raenu, & les gauches du bas, qui est le plus gros: car cette gros-s a ; t e S ?leur differente faisoit aufli que les tons etoient differens , les deliees .rendant un ton plus bas avec un fön plus foible , ßc'les grosses un tonplus aigu 6t plus fort. Mais foit que ces flutes soient le Magadis ounon, il est bien difficile que ces deux flutes , qui n’avoient chacunequ’une main qui en jouät, püflent faire une fort belle Mnflque; & ilQu’est-cen’importe point aufli de difeuter si le Magadis etoit compofe de cor- ^ l,e j esdes ou de flutes , c est afses qu’ elles fuffent jointes deux a deux , pour ^ c ^_ nsfaire voir que dans la Musique des Anciens Ton chantoit un meine fu- loientjet, quelquefois ä funiffon , quelquefois ä l’octave ; & que cela s’ap- Sympho,pelloit Symphonie , pour montrer que le mot de Symphonie ne signi- me ?fioit pas parmi eux une Musique ä plusieurs parties , comme parminous.

Mais il saut encore remarquer, que les Cordes du Magadis n’etoientpas feulement accordees ä l’octave , mais aufli quelquefois ä la tierce.

Je trouve cela dans ce qif Athenee rapporte de Pindare , qui ecrivanta Heron dit que la Musique chantee par un enfänt, qui joint fa voix doient lesä celle d’un hotnme, s’appelle Magadis , parce qu' iis chantent ensem- cordes «fuble Tun St Pautre un meme chant sclon deux modes; & je trouve que Magadis?chanter felon deux modes ne soauroit signifier autre chofe que chan-ter ä la tierce , St que ce ne fqauroit dtre a la quinte , ni a la quarte; ^chan-parce qu’Aristote dit expreflement, que ces consonnances ne fe maga- te r felondizent point, c’est-ä-dire, qu’elles ne fe chantent point enfemble & dedeuxmo-suite comme Poctave St l’unisson. Horace 1 me fournit cette expli- Jes?cation, quand il dit que l’on peut chanter enfemble deux modes, fqa-voir, le Dorien, 6t le Barbare, c’est-a-dire, le Lydien, St non pas lePhrygien , ainsi que les Commentateurs d’Horace Pinterpretent; par-ce que le Phrygien est a un ton pres du Dorien , ce qui fast la fecon-de, qui ne fe chante point j mais le Lydien,qui est ä la tierce,fe pou-Quelsmo-’voit fort bien chanter, ä caufe de la propriete que la tierce a de pou-^P® 11 '*voir etre chantee de suite fans choquer Poreille , comme la quinte le cbante2°fait, foit dans les voix , foit dans les cordes des instrumens, n y ayant enfemble?que l’Orgue qui la puisie fouffrir dans le melange des tuyaux qui föntle Nazard.

On peut encore ajouter une remarque , qui peut fervir ä expliquer Dlfferen-la difference qu’ il y a entre le 1 Symphonon 6t 3 P Anüphonon des An-ce entrele

Qq Z ciens ,Sympho-

i. Sonante mistum Tibiis carmen Lyra, . ! ’° a .

Hac Dorium, illis Barbarum, Epei. IX. • 1 Antipho-

ä, S vp<pMcv. 3. ’Av^ tyetw. non des

r r Anciens.