DES ANIM AUX. II. Partie. Chap. VII. 40s=
peut pas douter que la dilatation des arteres , quelque petites qu’ellespuissent etre, ne soit capable de caufer un mouvement considerabledans la substance du Cerveau : il n’y a guere personne qui n’ait experi-roentd quelle est la sorce du battement des petites arteres enfermeesdans la peau, lorsqu’elle souffre quelque iaflammation : car on les sentbattre avec une tres grande Force, quoiqu’ alors leur battement ne soitpoint plus fort que de coutume , 8c qu’ il Parodie Feulement tel, parceque la partie est devenue plus sensible qu’ a l’ordinaire. Il saut encoreConsiderer , que la structure particuliere des arteres dan-s le Cerveaufast avoir un bien plus grand effet ä leur dilatation que dans le restedu corps: car elles n’ont- point dans le Cerveau (ainsi qu’il a ete dit)cette tunique dure & nerveuse qu’elles ont ailleurs , & dont le reslbrtsts fait resserrer 6c resister ä l’impulsion du coeur, pour pousser le fangavec plus de Force dans les parties les plus eloignees. Ainsi ne resistantpoint lä comme ailleurs ä l’impulsion du coeur , elles frappent avecVehemence la substance du Cerveau, de lameme maniere qu’on voidarriver dans les aneurismes , ■ oü il y a une pulsation tres violente ,quoique le mouvement du coeur & des auti'es arteres n’ait rien d’ex-traordinaire : car cela arrive par les causes de la dilatation de l’artere,lesquelles rendant sa tunique plus foible qu’ a. l’ordinaire , l’empechentde resister comme eile a accoutume de faire , 8t de soutenir l’impul-sion vehemente du ccsur.
Or tous ces differens Organes Font employez ä la seule fabrication cessone-des esprits destinez aux actions, principalement des fens externes 6c du tionsduMouvement, 6c auffi en quelque faqon aux actions de la nourriture, ^ i ' ea 0 l | |rainsi qu’il paroit par les desauts qui lui arrivent dans les paralysies, oüle corps devient maigre , lorfque l’influeuce des esprits du Cerveau externes,Manque aux parties , dont la Nature se seit pour la coction 6c pourl’affimilation de la nourriture. _ m?™*'
La maniere dont la machine du Cerveau agit n’est point differentede celle dont la Nature se sert dans les autres fonctions des Animaux, & n0i »'-oü il s’agit de preparer,de cuire,6c de perfectionner quelque matiere, IItme ‘
L confection des humeurs 6c celle des esprits consistant dans les memes llaccom-choscs, qui Font de separer l’inutile de l’utile, 6c de donner ä cet utile P lltses ,ia dcrniere persection dont il est capable : St l’un 6c l’autre se fast par 10110:101,3 >fagstation 6c par la compreffion, que des parties remplies d’efpritspenetrans 6c dissolutifs par leur tenuite operent für les matieres quiLur Font presentees. cn s - 2 _
Ainsi le läng, qui est pousse dans la substance moelleuse du Cerveau rant cequipar les arteres, y est agite 6t comprime ,■ tant par la grande dilatation est mile deqn’elles souffrent , (ainsi qu’ il a ete dit) que par la compreffion reci-*proque de la substance du Cerveau , qui apres avoir ete eleve retombe t J 0 c n 0 j e e s c 'für lui-meme : car par le moyen de cetre compreffion , St ä l’aide des esprits,esprits 6c des Fels, que les tuniques des vaisseaux , les glandes, 6c la
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