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Tome second.
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DES ANIMAUX. III,Partie. Chäp.II.. 41s

Ia navette ; car iis en separent les coquilles , faifant tourner la grainee ntre les deux parties de leur bec , pour chercher la jointure des deuxcoquilles qui enferment la moelle, .qu’ils avallent saus mächer.

Les Crapaux 6c les Serpens avallent des Oiseaux tous entiers avec Quelques^ ne facilite qui depend de la largeur de leur gosier > 6c ce qu’on dit de snimguxL maniere que les Crapaux avallent les petits Oiseaux 6c les'Belettes®“®^'cst une chose bien etonnante , scavoir, qu’ils les forcent ä se jetter^estous"Eos-meines dans leur gueule, comme s’ils les avoient enchantees. Lesentiers,^oisiods en usent de Meine , 6c avallent tous entiers ceux dont ils vi-Vesl t. Les Cormorans avallent auffi de grands Poisions, ä caule qu’ils°nt le gosier fort large j mais ils se servent pour cela d’une precautionqui leur est tout-ä-fait necesiaire ; car il s’agit de faire que les ecail- *' ß s, les cretes, 6c les nageoires n’empechent pas les Poislbns de coulerdans leur ventre , l’adrefle qu’ ils ont est de les tourner comme il saut,e n les jettant en l’air de teile maniere qu’ils tombent 6c qu’ist les re-Spivent dans leur gosier la tete la premiere.

Prefque tous les Oiseaux ont un elargisiement au bas de l’oesopha - Les °>-ge , qu’on appelle le jabot, qui leur lest pour garder quelque tempsla nourriture qu’ils ont avallee säns mächer, avant que de la laifler en-nounitm-etrer dans le ventricule ; ce qui apparemment a trois ufages. Le pre- dansunemietest de difposer la nourriture a la digestion : le second de la reser-® ( P eced ®ver quelque temps, afin que le ventricule ne s’emplisie pas trop , dans^®' , P e 5les occasions oii les Oiseaux trouvent 6c amassent plus de nourritureque leur estomac n’en dost contenir pour la pouvoir bien digerer : leti'oisiemeufage est de reserver cette nourriture pour la porter ä leurs pe-tJ ts. Les Linges ont dans la gueule des sacs aux deux cotez de la ma-choire , ou ist ferrent tont ce qu’ils veulent garder j 6c l’on dit quedans un endroit de l’Amerique les Lapins ont de semblables liics ä leurCote. L’Onocrotale a auffi un grand sac fait par 1’elargisiement deson oesophage , qu’on lui void pendu en devant, depuis le desious du -b ec jusqu’au bas du col. Eri cet endroit la peau n’est point garnie deplumes , mais seulement d’un duvet tres court, arrange en long fürl’eminence de chacune des rides que ce sac fait en se plisiänt commedne bourse. Le sac du Cormoran , dont l’oesophage souffre une dila-Ltion pareille ä celle de l’cesophage de l’Onocrotale , est plus caehe, *ctant recouvert de plumes ä l’ordinaire. Ces sacs fervent äl’un 6c äl’au-tte de ces Oiseaux pour recevoir les Poissons, qu’ils avallent fort grands& tous entiers. Il y a des Animaux , qui ont encore des sacs pour yPorter leurs petits. Lc Simivülpa a ce iac attachc au sternön d’oü ?sos petits sortent pour teter, & oii ils rentrent enfuite, Il y a auffi unPoislbn, qui comme le Singe a ce sac dans la gueule, dans laquelle scspetits rentrent qtiand ils 'ont peur. Quand les Herons veulent manger -desMoules, ist les avallent avec leurs coquilles , & lorsqu’ils fentei t : '•qu’elks fönt ouvertes par la chaleur qui a reläche le ressort de leurs