DES ANIMAUX. III. Partie. Chap.IV. 44z
l’allongernent 8c l’accroisiement des parties qui fönt abfolutnent mol- partie ab-^ es j comme le cceur, le gesier, la langue, ne se peut pas faire de folumentce tte maniere , parce que la contraction des muscles ne fqauroit avoir 1110 e 'd autre esset dans ces parties que de les referrer & de les r end re pluspetites, la relaxation des muscles qui fönt a un des cotez n’ctant pasCa pable de pouvoir servil* ä allonger des parties absolument molles, dequ' eile peut allonger cclles qui lont sollte nues par des os ou pardes cartilages : parce que dans ces parties ainsi soutenues , lorsque lesMuscles en s’accourciflänt tirent en dehors , & fur V angle que les os°nt fait etant flechis, iis 1’etendent 8c Pallongent infailliblement, ain-® qu’ il est explique dans la Figure 1. de la Planche II). car quoiqu’il sore ncontre queiquefois des os dans le cceur, comme dans celui desCerfs,
^ dans celui des Bceufs quand iis sont fortvieux, cet os etant unique,d ne peut scrvir a la flexion ni a 1’extension qui requiert deux os.
On sera aifement persuade qu’aucune contraction des fibres du cceur qu’ unene le fqauroit dilater, si l’on considere que la situation des fibres de^P^ tr J c *g^ chair du cceur est teile , qu’ayant leur origine ä so base autour des ^ ’
v aisieaux qui le percent en cet endroit, dies vont aboutir ä la pointe s^auroitvers la pointe, non pas par une ligne droite,mais obliquement 8c en dilater ,spirale; 8c qu' une moitie de ces fibres, fcavoir,celles qui fönten dehors,
®cl autre moitie qui est en dedans,ont une direction contraire; en sortedies so croisont comme les bandes dont un enfant est emmaillote.
^>ela etant fuppose , il est aise de concevoir quel peut etre 1’effet decontraction & de l’accourcissement de ces fibres, soit qu’on veuillefu' olles agisient feparement , ou toutes enfemble : car si l’on veutfu'st n’y-ait que les internes , par exemple , qui agisient pendant queks externes so relächent, il arrivera seulement que la situation obliquedes fibres , qui les fait tendre ä devenir droites lorfqu’elles sont tirees,fea cqntourner le cceur d’un cote.en l’accourcisiant; 8c si ce sont Icsmaisscu--e xternes qui agisient pendant que les internes so relächent , le memesomentlea ccourcisiement de cceur arrivera , 8c le contournement so fera dc[f n ' e ^ &l’autre cote ; 8c enfin si toutes les fibres, tant les internes que les ex-° ur "te rnes, agisient enfemble , le cceur fera accourci 8c retreci fans con-tournement; parce que l’obliquite des fibres oppofees agisiant egale-Utcnr , 8c faifant prefque le meme esset que si elles etoient transversa-les ct circulaires, elles ferrent 8c compriment les cotez en meme tempsfu’elles fönt approcher les deux bouts ; 8c il y a apparence que c’estP a r cette action de toutes les fibres du cceur que so contraction oufystole so fait; car sil’on void qup le cceur so contourne quelque peu,uela arrive parce que les fibres qui tournent d’un fens & cclles .qui tour-^ent de l’autre sont les unes en dehors 8c les autres en dedans; car ce- __
^ fait qu’elles ne peuvent tirer egalement^ les fibres qui sont en de-'hors ayant plus de puislance de tirer obliquement que celles qui sonten dedans, parce qu’ elles sont plus obliques.
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Or