DES ANIMAUX. III.Partie. Chap.V. 461
Eo, 8c que c’est de lä que dependent par exemple le chaud 8c Je froid,juvent se fönt sentir contre la nature des saifons 8c contr'e lesdifpositions du foleilj que la sterilste 8c la fecondite, qui arrivent quel-S Ue fois nonobstant les autres difpositions ou contraires ou favdrables,tous les autres effets que Ton attribue ordinairement aux astres,n °nt point d’autres caufes que les differentes difpositions que l’airregoit de la terre,
Cela etant fuppofd, il n’est pas difficile de concevoir que l’air, qui a® es parties asses subtiles pour penetrer les corps les plus solides, 8c qui.a la force de leur imprimer de nouvelles qualitez , etant recü au fond«es entrailles des Animaux , dans des endroits qui fönt joints ä ceuxdans lefquels le fang passe , puisse penetrer les tuniques qui le contien-j^nt, 8c lui communiquer quelques unes de fes- parties les plus sobti-* es i que l’on peut appeller falines, nitreufes , penetrantes, distolvan-tes , 8c capables de rendre les parties du lang plus subtiles 8c plus pro-pres ä fe meler 8c ä s'unir de la maniere necessaire ä recevoir les im-preffions, que la fubstance du coeur 8c le serment qu’ eile contient luipeuvent donner pour lui faire avoir fa perfection, cette vertu con-Cstant (ainsi qu' il a ete dit) en une matiere sulphuree , qui fe melanta vec les parties nitreufes de l’air peuvent caufer l’effervefcence, quiL fast dans le fang, 8c qui elf necessaire ä sä coction 8c ä fa perfe-ction.
Mais si la refpiration par ce melange des particules subtiles de l’air Hy a debu'eile procure elf une des principales caufes physiques de la fangui- tl e ols £ j^ or *«cation, eile elf encore la caufe mechanique de plusieurs autres enets, r esp; r a-dont le principal est le passage qu’ eile facilite au fang d’un des ventri- tionf^«les du coeur dans l’autre, qui ne fe peut faire fans eile. Nous avonsdecouvert quelques autres ufages de la refpiration asses importans , que* a diOcction de plusieurs Animaux nous ä fair connoitre : car nousa Vons trouve que pour des ufages differens il y a de trois efpeces deP°urnons dans trois disserens genres d’Animaux, fgavoir, dans les Ani-^aux terrestres , dans les Oifeaux , 8c dans quelques Amphibies, saslsy «omprendre les poumons, qui fönt particuliers aux Infectes , 8c lesbtancfues des Poissons, qui peuvent passer pour une efpece de pou-Vion.
. Les poumons des Animaux terrestres fervent particulierement ä la ce n e des^ lr eulation du fang, en contribuant ä l’action qui le fast passer d’un animauxdes ventricules du coeur ä l’autre au travers des poumons; 8c ces pou- terr ^^ esni °ns paroissent charnus, etant toüjours fort remplis de fang. Or ^e/de^cette neceffite de la circulation du fang , qui oblige l’Animal de refpi- poumonsrer , produit encore beaucoup d’autres ufages , tels que fönt le mou-charnus iZement de toutes les entrailles , par lequel (ainsi qu' il a ete dit) lacoction 8c la distribution de la nourriture est aidee par l’attraction dea boisson , qui fe fast dans l’infpiration i l’impulsion de l’air produite
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