DES ANIMAUX. HI. Partii. Ghap.V. 465
Ges soufflets ont une double capacite pour recevoir fair. La premiercE celle de dessous , qui reqoit 1’air lorsque le soufflet s’ouvre , & cet-te capacite represente les vesties de la poitrine ; la secoqde capacite estcelle de dessus , qui represente les veffics du bas ventre: car lorsque laca pacite inferieure est retrecie par la comprefflon du soufflet, 1’airS u ’elle a recu entre par un trou dont eile est percee , & passe dans laCa pacite superieure , en sorte que 1’air pousse avec force elargit cetteCa pacite en saisant soulever le volet de dessus , ce trou etant dans lev ?let du milieu, qui est comme un diaphragme entre les deux capa-citez qui composeiit le soufflet, lesquelles sont differentes de celles desVcffies du poumon des Oiseaux , seulement en ce que leur' situationfst differente , la capacite des vessies, qui reqoivent premierementJ. a ir, etant en la partie superieure aux Oiseaux , 8t en 1’inserieure aux•*°ufflets des forges. Voyez la Figure II. de la Planche XVIII.
On trouve dans 1’apre-artere de quelques Oiseaux , comme dans StructureGe 'de de la Grue, des Canards , Lc de la Demoiselle de Nümidie, line , p e astructure asses extraordinaire , dont 1’usage en general n’est pas diffi- p re . arteieeile a decouvrir j mais la difficulte est de sqavoir , pourquoi cette de quel-ftructure est particuliere ä quelques Oiseaux. Elie consiste en ce queques ou' c s anneaux de 1’apre-artere, qui sont l.arges & applatis en ces Oiseaux, ux ‘e ntrent les uns dans les autres, de teile maniere qu’ etant edfancrcz^ entaillez des deux cotez en dessus & en dessous, ces entailles en-Vent Pune dans 1’autre. Or cela est sitit pour empecher que tout l’an-® e au n’entre trop avant dans celtii dans lequel il entre , & pour sitireSpe tout le canal de 1’artere se plie plus facilement en devant & en ar-cere, q ue p ar les cotez ou sont les entailles: parce que le mouvement^'dinaire du coi des Oiseaux est plus en avant Le en arriere que vers •
| e s cotez , ce mouvement leur servant a baister la tcte pour prendi e
; pn ne void guere que les Oiseaux penchent:-lette structure , qui fait que 1’epaitTeur de
^Ur coi vers les cotez. Cet _ . ...
;|pi'e-artere est double , chaque moitie des anneaux qui la compoicnt .
. c Vnt recourverte de la moitie d’un autre ,. est encore fort propie pourBonner plus de fermete a ce canal, qui dans les Oiseaux, ou il sotr ouve de cette maniere , a une longueur extraordinaire , etant rephe%me celui d’une trompette : car cette longueur demande plus desormete dans ce canal, ä catise de la plus grande force que 1’air a dePousser ce qui le renferme lorsqu il est dans un long canal. Vovez la-•III. 8c la IV. Figures de la Planche VII.
Au Heu-de poumons les»Poiffons ont des ovganes que les --nato- Les bran-^ ; stes appellent branchies , & que l’on nomme en Franqois ouies.^««^P es °rgaites, sont comme des feuillets nris les uqs fur les autres quatre cJe pou _chaque cote : iis sont composez chacun d’une grande quantite de m0llS auxlatites membranes cartilagineusos lougues-, etroites, L< doubles,poiflbus;feudues par le bout, & avrangqes- fune contre l’autre , comme
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