feurs organes,.
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autres toutes battues qu’elles fönt on ne laiffe pas de s’egarer, parcequ’ elles ne conduifent point oü l’on vouloit aller, toutes les hypothe-les des facultez formatrices , ou de la rencontre fortuite des matieresdiverfement difpofees ä recevoir des figures differentes par la rarefac-tion , par la condenfation , par 1’exsiccation ou coagulation des unes y& par la ductilite des autres, ne pouvant conduire ä la clarte 8c ä l’evb* denCe que l’on cherche.
<jue tous Mon Hypothese est donc , que dans la creation du Monde les corpsles corps ont eu de deux fortes de formes ; qu’aux uns la forme a ete donneetres simple 8c feulement similaire , 8cque les autres en ont eu une tresvieont etecompqfee & organique. Que les corps du premier genre tont les Ele-creez avec mens, qui par leurs differentes liaifons fönt des mixtes capables. de de-venir la nourriture des Plantes , de mcme que les Plantes fönt faitespour nourrir les Animaux. Que les corps du fecond genre fönt lescorps capables d’avoir vie , fournis de tous les organes neceffaires aleurs fonctions, mais tellement petits qu’il leur eil impoffible d’enexcreer aueune ; & qu’ en cet etat etant melez parmi les corps inani-mez iis attendent foccasion de rencontrer une fubstance afses subtile8c difposeecomme .il saut pour penetrer les conduits etroits de leurs-petits organes , Lc les rendre propres ä recevoir la nourriture qui leui*doit faire aquerir une grandeur convenable : & alors il leur arrive ceque Ton appelle generation , qui n’ell rien autre chofe que ce qui rendces petits corps capables de recevoir la nourriture par l’ouverture SC-le developement de leurs parties ferrees les unes contre les autres: d'oüil s’enfuit que les actions , par lefquelles la nourriture fe fait, ne föntdifferentes de celles qui fervent ä la generation , qu’en ce que l’unefe termine ä la confervation de Pindividu , & que l’autre a pour fislcelle de l’efpece; 8c que la fubtilite de fhumeur, qui doit faire lanourriture , n’a pas befoin d’etre si. exquife , n’ayant pas de conduits*si etroits a penetrer.
Ceux qui auront fält reflexion fur la grande etendue de la divisibi-*'joareilte. des corps, 8c für l’exrreme petiteffe des Animaux actuellement vbvans dans des liqueurs qui paroiffent tres pures 8c tres simples, n’aü'ront pas de peine ä demetirer, d’accord de la poffibilite qu’il y a ä-comprendre,que ces petits corps oi-ganizez 8c non encore vivans, beaU'coup plus petits que ne fönt ceux qui fe voyent avec les nouveaU#microfcopes, peuvent etre melez dans tont le Monde , en forte qu’üy en ait par-tout de toutes les efpeces , tant des Plantes que des Anb"maux poffiblesi Et il fera felon moi bien plus difficile de comprendrerComment une matiere homogene , teile qu’est celle qu’ön pretesldque les Animaux fourniffent pour la generation , fe forme 8c fe chaO'ge elle-meme en des organes : car en effet cet efprit qu’ on propof" eordinairement comme l’ouvrier de la formation , n’est que la partis;lä pluis subtile de cette matiere homogene : 8c cet efprit, tont subhj
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