DES PARTIES, 8cc. 5:09
cafion so presente lorsque les premieres etant tombees, elles donnerstheu ä d’autres qui prenent leur place de s’accroitre & de sortir , sui-v »nt la dispositiori que chacune a pour recevoir la nourriture plütotune autre. £t l’ou a besoin de certe hypothese pour expliquer lavelle generation non seulement des cornes, des dents , & des plu-h'es, mais meme auffi du poil de quelques Animaux. Nous avons re-^arque que le poil de l’Elan a une forme tellement composee , qu’ ilfte st pas poffible de concevoir qu' il s’engendre de la maniere que Tonv °id que les cheveux & les crins se forment dans les pores de la peau:Car ce poil y paroit fort industrieusement organize , non seulement a'c ause de sa figure qui va en s’amenuisant avec une grande regulante j.
il se trouve encore que cbaque poil est compose de parties disse-rtes , etant tont aupres de la peau fort menu , d’une fubstance ho«^pgene, blanche, & transparente comme de la foye de pourceau, &€s e Wgisiant tout-ä-coup, & devenant d’une autre couleur, tout-a-fait°I?aque & fpongieux comme le jonc. Les meines particularitez fe re-^rquent auffi dans les piquans des Porcs-epics, qui fönt fpongieux^ dedans& qui ont une pointe formee comme le fer d’une piquee knt applatie , trenchante des deux cötez, & relevee par le milieu,£°tnme dans la lame des epees. Or il est certain que toutes ces cho-! es ne peuvent etre faires par un concours fortuit des corpufcules deJa nourriture qui s’amassent dans les pores de la peau , parce qu’elles-116 fcauroient faire autre chofe qu’aggrandir une partie qui est dejato Ute formee. ainsi qu’ il arrive aux femences des Plantes.
Mais ' .
ducti
lais on peut dire qu’il n’en est pas de meme de k nouvelle pro- parce queuu ction qui paroit etre faite dans cette queue , ou il est difficile de ce n ° u -c °Ucevoir qu’il y ait des femences de bouts de queue, parce que si ou - tetoit, ce nouveau bout de queue qui ie reproduit auroit les ver- n’avoit * <c pres , les ligamens, & les mufcles, qui etoient dans le premier bout pastoutesa ete coupe. De maniere qu’ il semble qu’ on foit oblige de re- !es . parnes:i n? r 3 r a k faculte formatrice , 8c de dire que la matiere dont fe nour- em dans-^lioient les parties qui ont ete perdues peut bien etre k matiere eelle quiolles l'ont engendrees , & qu’il n’y a rien qui empeche de fuppo- a «e pers.
* ’ que cette faculte. formatrice foit afses puisiante dans ces Animaux di:c 'h'jk - donner ä cette matiere la forme d’un bout de queue , puisqu’ eileifn pü donner ä la meme matiere la forme de l’Animal entier.
V eu x qui fönt accoutumez ä k nouvelle Physique , auroient nean- E-kouvra-Oiqz ki en j a p e j ne a recevoir cette Philosophie , qui ne donne au- n'ec l^ dckircissement , parce qu’elle suppose la chose meine que I’bns^auvoit
' “ ' ’ ' .... ^ treaitr {_
.bue ä une
’ faculte
J-herche, qui est la connoiffance de la faculte formatrice dont il s agit.Quelle, n ’a rien de compvehensible, parce qu’ eile n’a aucune analogie sac|a Vec le s atm-es facultez formatrices, que nous connoiflons,. o. qui agil- f Q ndans les arts, dont la maniere d’agir nous est connue, loisou avec ce,^ uiains Sc.ä l’aide des instrumens nousdonnons des formes differentes
% ■
aiatrp