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Tome second.
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DES SENS EXTERIEURS

plus grande parris des choses qui appartiennent au mouvement de no*tre corps ne s’y fassent avec des pensees exprefles, 8c que ces penfeesne nous soienc absolument inconnues , quelque attention As nous ap'portions ä les connoitre , n’y ayant personne qui puisse dirs, quequand il veut remuer un bras il lui soit poffible d’etre certain 8c des’appercevoir qu’il pense aux esprits , aux nerfs , 8c aux muscles, quefön ame eraploye ä cecce action , qu’elle conduit, 8c qu’elle ne fgaii-roit conduire sans penser aux moyens qu’elle a de le faire , Iesquelsconsistent dans un detail qu’elle doit connoitre 8c qu’elle ne peut de-' meler qu’avec beaucoup d’attention , ä moins qu’une grande habitu-de qu’ eile aquiert par le long ustge ne lui ait donne uns facilite , patlaquelle este est exempte de la necesiire d’y employer les penfees eX-presses, dont eile a toüjours befoin pour -veiller aux choses du dehors.Ces principes sonder, für Fhypothese des deux efpeces de pensees quenous avons, lefquels ont ete deja plusieurs fois rebattus dans ces Es-sais , auront encore befoin d’etre repetez dans la fuite, ä cause de bpeine que l’on a a les concevoir, saute d’y etre aceoutume 8c d’y avoirseit reflexion. Cependant j’efpere que comme je m’en fers pour eX-pliquer avec vrai-femblance plusieurs Phenomenes des sens , ces me-ines Phenomenes pourrorit insinuer la probabilite des principes.

II. Les Si donc l’ame ne peut ignorer ce qui arrive aux parties auxquelleSparticules e }] c e ß U nie, on peut dire qu’il n’y a rien de plus propre pour expli-des anf- S siuer la nature des sens que de fupposcr, que toutes les particules quiimux somcomposent les parties des Animaux font’non sculement capables d’etredans une emües, mais qu’elles le fönt actuellement 8c incessamment dans l’exer-continuel c ‘ cc toutes ^ es fonctions naturelles , parce que les tuniques des vais-'ie/ ' el 'seaux, les fibres, les glandes, 8c generalement toutes les parties, dontil n’y en a point qui ne cuife des humeurs ou pour sei ou pour les au-tres, ne travaillent ä cette coction que par l’entremife des esprits queleur fubstance contient , 8c qu’elle seit passer dans les humeurs , fitflelquelles elles agissent j 8c ce passage des esprits qui fortent des parties, ne fe pouvant faire que toutes les particules entre lefquelles ils. sontcontenus nc foieiit remuees, de meine qu’elles le fönt aussi lorfqu’ellesregoivent la matiere de ces esprits , qu’ elles forment lorfqu’ elles lais'scnt sorti r les restes 8c les parties inutiles , qui sc rencontrent toüjoiU'Snedessairement dans toutes fortes de coctions.ractio/de Car n impossble de concevoir , que le corps des Animaux etaßt],i chaleui^ rempli comme il est de fucs incessamment agiter par l’action d’unequi les fait chalcur actudle , ne laissent fortir continuellement les parties les plustranspircr, subtiles Sc les plus volatiles de ces fucs : commc toutes les parties ducorps fönt remplies de ces fucs contenus dans les intervalles des .pluspetites particules, iln’est pas difficile de concevoir, que ces partiesvolatiles fortent par les meines intervalles, sens avoir befoin de canaiiX8c de conduits, ainsi que le veulent quelques Modernes , qyi nie«£

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