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Tome second.
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qui est re-pandudans toutIecorps,

&qui pro-duitlesau-tres sensdans lespartiesdont lesparticulesont unegrandemobilite y

läqueüeconsistedans,Ia de-licatessedes par-- riss &dansjasubtilitedes es-p.rits.,

W. Les

diverses■ernotionsqui soneles sensdifferens.,

DES SENS EXTERIEURS

agreables: & comme ks effets de ces sortes de causes peuvent emoti*voir cgalcmcnt les particules de toutes les,parties du corps, qui nesont pas dures ainsi que les os & les cartiläges je sont; c’est par certeraison que le sens du toueher est repaiidu indifferemment daris todtesles parties molles. . .

Mais parce que les ernotions, que les objets des autres sens produi-fent , ne sont jamais alses violentes pour ebranler süffisämment toutessortes de parties , & faire que Pame en soit excitee a donner Patten'tion qui produit le senriment, & aussi par la raison que toutes les par-ties generalement n’ont pas une mobilite astes delicate poür cela, soNature a donne cette mobilite ä ceitaines parties que Pon appelle lesorganes des autres sens.. Et il y a appärence que cette mobilite desparticules des organes est ce qu’ Aristote a entendü , quand pour expli'quer la sensibilite d’une partie il a dit r que c’est ce qui fast qu’elsoest en puissimee , ce que le sensible , c’est-ä-dire, Pobjet, est actuelle-ment: car comme la plüpart des objets ne sont actuellement sensiblesque par leur mouvement ou par celui de leurs particules , les organesaussi ne sontcapables de ientiment que par la dispoTsition que leurs par-ticules ont a etre actuellement remuees.

Or cette mobilite consiste en deux choscs, qui sont la tissure deli-cate des parties, teile qu’ eile est dans les corps tendres & mols & est'quelque facon fluides, & les esprits que le cerveau leur fourait 8c leM'envoye par les nerfs , la subtilite des esprits etant teile , que s’intro,'duifant dans les intervalles des particules de ces organes, iis rendesoces particules encore plus mobiles qü’ elles ne sont par leur constitü'tion naturelle ; de la meme maniere que l’huile d’olive , qui dans i"aconstitution, naturelle est simplement molle , devient fluide par la cha-leur , qui introduit des particules subtiles daris les intervalles de ses pro-pres particules.

Ces choscs etant sopposees, il s’enfuit que des ciriq scns il y en a vstuniverscl repandu par tout le corps, & quarre particuliers affectez a de 5parties singulierement destinees ä des connoiflances distinguees les un eSdes autres par quatre especes d’objets differens ; que de meme que j fitoueher , qui est le sens universcl, est speci sie par la vehemente d el’action de son objet capable d’embuvoir presqüe toutes les particiso 5qui composcnt les parties du corps de 1’Animal ; les quatre autressont aussi par la soiBlefle de cette action dans les objers,. qui ne sontpables d’emouvoir que les parties extraordinairement mobiles, dans so'quelles les differens degrez de la mobilite etablissent aussi en quesosomaniere les differences lpecisiqucs des feris. Mais il faüt coneevoh/que les veritables differences se doivent prendre proprement de la dso■ ferente disposition qui se rencontre dans les parties des differens 0l 'ganes ,- lelquellcs sont facilement remuees par certains trioteurs,ne le peuvent etre par d’aütres : & ces differentes etootions se sont do