DU TOUCHER. II. Partie, w
^ d’inftruire des differentes qualitez des choscs, par lesquelles les par-lesquali-tl cules du Corps fönt diversement ebranlees par la differente maniere tez . cle , ceS u ’dies fönt ou piquantes, ou rongeantes, ou comprimantes, ou glis-^utes, ou qit’elles ont d’autres proprietez qui se manifestent par des daTsTespTets qui consistent dans les diverses facons de produire quelque so- iwei-val-ut 'on de continuite. * es des
Car il ne saut point dire, qu’iln’estpas necessaire que Tarne soit f e a S mcu * •tertie des differentes qualitez des alimens, pour faire qu’ils foient ou *
1 re SÜs ou rejettez des parties qui en doivent etre nourries ; & que les parce quec °nduits, qu’elles ont naturellement difpofez & sigurez de la maniere le choixü faut pour cribler (s’il faut ainsi dire) la nourriture, font fuffifans j® ce 5 m?ou r ce choix & pour cette feparation de ce qui est ou qui n’est pas „ e^°nvenable: car cette configuration , a laquelle on veut attribuet tou- pas com-Cs les fonctions de la Vegetation qui s’exerce dans les Plantes , est niod «-, Mecbanique qui a la verite a ete mife aussi par la Nature dans ^es Corps des Animaux, mais il faut considerer qu’ eile en a commis la confioura.c °nduite a l’ame , qui en doit regier l’action , puifque s’agisiant de tion des^°nnoitre & de choisir, il est bien raifonnable qu’un dtre capable de conduit *>^nnoiffance & d’election s’en mele ; & il n’y a point d’apparence ,
'jtte 1’ame abandonne une chofe, de laquelle depend la confervatione la vie qu' eile donne au corps qu' eile anime. On fcait que quelque queTamel3 r faite que soit une machine, il se rencontre toüjours dans son action gouveme^ .dans son usage des manquemens , qui demandent qu’ eile soit con- ^ £ c S ofl *Uite j Sc quoique l’on suppose tous les potes & tous les conduits que Ults ’° rr nent les particules aussi exactement 'sigurez qu’ils le peuvent etre,c °jRrne 1’ame a le pouvoir de les serrer ou de les dilater , de mdmfe^ iis le peuvent etre par 1’assiuence ou par les autres dispositions dis-j ere ntes des elprits &C des humeurs, il n’y a pas lieu de douter qu’el-r doive augmenter ou diminuet cette dilatation ou ce resserrement,lv antla connoisiance qu’ eile a de l’utilite ou du danger qu’ il y ad’in-°duire ou de rejetter ce que les vaisseaux ont apporte : & cette con-0l flance consiste a s’appercevoir par Pentremise des efprits & des hu-^ e ürs d e qudle maniere les particules font di-vifees j ce qui n’est rien
Cl 'e chofe que cette espece de sentiment du Toucher particuliere aux'bcules 8c repandue partout le corps, aussi-bien aux partie°
? re s qu’aux exterieures, Sc que l’on appelle la connoissance na
ties inte-naturelle
* ‘ fe fält fans reflexion.
tio * ^ aut encore ajouter , qu’ il n’est pas vrai que la feule configura- vu-que^s l jif es fores & tout ce que l’on peut concevoir de mechanique dans £ ette c ? n -^tr 1 ! a ?tes soit la feule caufe de la Vegetation : car comme dies fontd c |bqees a la terre , Si qu’elles font une partie de la grande machine pas n ,eme~nivers, dies recoivent des fecours, que le corps d’un Animal ,d.ins lesc 0 e ^- Une machine entiere & feparee, n’a point : de maniere que p' ailtes ,^0 les organes qui font dans une Piante ne fuffiroient pas pour
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